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Consommation
chez les jeunes
Première rencontre avec le cannabis Pour comprendre comment les jeunes commencent à consommer du cannabis, il faut différencier les différentes étapes possibles de la consommation. Elles sont séparées en trois stades principaux : Le premier est " le contact " : le fait de voir du cannabis ou de connaître des gens qui en consomment. Le deuxième est " l'expérimentation " : il s'agit là d'une première expérience. Le troisième est " l'engagement ", qui désigne un rythme de consommation et le fait d'établir une certaine relation avec le produit. Cette troisième étape est probablement la plus importante si l'on désire comprendre à quoi correspondent les usages du cannabis. ![]() Avant le premier joint Nous pouvons dire que le principe des premières consommations est assez simple. C'est l'offre de drogue par les amis ou les connaissance qui en consomment. La prévention du cannabis, en le présentant comme un produit néfaste, crée un contexte défavorable à l'expérimentation. Evidemment, ce sont les amis déjà consommateurs qui sont les plus susceptibles d'influencer le futur consommateur. Non pas par une pression comme " tu ne fumes pas, t'est nul ", mais plutôt sur des discussion comme : " on s'est trop bien marré, on étaient trop pétés, on a fait ceci et cela ". Et là, le non fumeur peut se sentir exclu et envieux envers ses camarades. Ou, parfois, la proximité au produit est présente dans la famille. Certains jeunes ont vu leurs parents ou leurs grands frères fumer du cannabis et se disent que ce n'est pas mauvais si maman le fait. Aussi dans un groupe de jeunes fumeurs, on ne rejette pas ou peu les non-fumeurs. On peut proposer un joint, mais on ne force pas une personne à fumer en exerçant sur elle une pression morale. Pour un non-fumeur, un sentiment d'exclusion varie en fonction de la qualité du lien qui unit le non-fumeur aux fumeurs : plus le lien est fort et plus le non-fumeur se sentira accepté et inversement. D'autre part, la consommation de tabac et d'alcool précède le plus souvent la consommation de cannabis. Un jeune qui consomme du tabac régulièrement aura déjà l'habitude d'inhaler de la fumée et n'aura aucune difficulté à consommer du cannabis. Donc tout contact avec des produits psychoactifs licites fait partie des éléments incitatifs. Un certain nombre de choses peut inciter ou dégoûter un jeune de la fumette. Cela peut venir de la situation familiale, du type d'éducation, de l'âge, du sexe ou encore de la pratique d'un sport. Même si la pratique sportive semble parfois retarder l'âge d'expérimentation, elle ne l'évite pourtant pas. Adolescence et comportement " à risques " Une des caractéristiques de l'adolescence sont les comportement " à risques ", tels la conduite dangereuse des véhicules, les relations sexuelles non protégées, la consommation d'alcool, de tabac, de drogues illicites, ainsi que les conséquences de ces comportements. L'explication de ces comportements est une méconnaissance d'un certain nombre de risques et une certaine " irresponsabilité ". Les jeunes ont un certain sentiment d'invincibilité ; ils cherchent à tester leurs limites en défiant certaines lois. Les risques souvent pris dans un groupe d'adolescent deviennent banals et les jeunes s'entraînent ainsi mutuellement aux risques. L'adolescence est une période où les phénomènes nécessaires d'individualisation et d'indépendantisation réactualisent souvent des problématiques plus anciennes, comme une mauvaise éducation ou un viol à la petite enfance, ce qui peut déboucher sur une rupture de la communication familiale, sur l'isolement, sur le repli sur soi, sur un état de déprime plus ou moins grave pouvant conduire à des idées suicidaires ou à des "prises de risques" inconsidérées. Prévention La prévention consiste en un ensemble de stratégies visant à empêcher le développement d'une conduite considérée comme porteuse de risques. La référence actuelle en matière de prévention ne concerne plus seulement une maladie qu'il faudrait empêcher, mais le maintient de la santé biologique, psychologique et sociale de l'individu. Il s'agit donc d'une modification du comportement, plus qu'un empêchement. Mais il faut aussi savoir leurs donner des points de vue favorables à la santé en leurs proposant une information objective et de qualité. Il faut donc permettre à la population d'identifier par elle-même les comportements bénéfiques. Il existe trois niveaux de prévention codifiés par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : - La prévention primaire : concernant des individus qui n'ont jamais eu de contact avec le produit. - La prévention secondaire : concernant des individus qui consomment un produit de façon abusive ou sur un mode de dépendance. - La prévention tertiaire : la prévention tertiaire se situe en aval des soins. Elle estdestinée à prévenir les rechutes chez les sujets réinsérés dans la société. (soutien social) Dans le cadre de la prévention du canton de Vaud, la fondation du Levant, à Lausanne, assure la prévention directement sur le terrain, en milieu scolaire et sportif, dans le cadre d'un programme de prévention primaire. La fondation assure aussi les traitements, la réinsertion des toxicomanes et l'accompagnement dans le cadre d'un programme de prévention secondaire qui peut déboucher sur un suivi thérapeutique. Les parents et les enseignants tiennent aussi un rôle important en matière de prévention. Pour des informations supplémentaires, vous pouvez vous reporter à l'interview effectué au près de l'ISPA : (www.sfa-ispa.ch/). |
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