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  9. Conclusion
    Effets et effets secondaire Généralité

    Tout d’abord les effets du cannabis tiennent compte de plusieurs facteurs :

    - La forme de consommation (fumer, manger)
    - Le moyen de la consommation (joint, pipe à eau)
    - La teneur en THC du produit
    - La pureté du produit
    - L’état d’esprit du consommateur
    - L’état de santé du consommateur
    - Le contexte de la consommation
    - La fréquence de la consommation

    Par exemple quelqu’un qui a le ventre vide, qui n’a rien mangé, aura des effets plus importants ou encore un individu, qui ne fume que très rarement, n’aura pas les mêmes symptômes qu’un addict.




    Effets positifs

    Le cannabis, consommer avec une certaine modération, produit plusieurs effets positifs. D’une part, il est utilisé dans la médecine pour le traitement de cas épileptiques et d’autres maladies (MEDECINE), et d’autre part, il provoque de l’euphorie et de la relaxation.
    En voici quelques exemples :

    - Sensation de bien-être;
    - Augmentation de la sociabilité;
    - Effet relaxant;
    - Effet analgésique;
    - Stimulation de l’appétit.

    Les effets positifs ou les avantages tendent à l’emporter sur les effets négatifs. La relaxation et l’amélioration des activités récréatives, suivis du besoin de faire face au stress et à l’anxiété, sont les principales raisons invoquées pour justifier la consommation de cannabis. Tenons compte du fait que ce ne sera pas la même chose d’un individu à l’autre.


    Effets négatifs

    Les effets négatifs, en matière de consommation de cannabis, sont quasi inévitables. Ils ne sont pas forcément dus à la consommation de THC, mais, parfois, les produits circulant de manière illicite sont le plus souvent coupés avec d'autres substances, par exemple du henné, du cirage ou de la pâte d'encens. Ces substances là peuvent être nocives. Avec la consommation de cannabis, plusieurs effets peuvent être perçu :

    Effets physiques
    - Problèmes respiratoires et des maux de gorge
    - Maladie pulmonaire
    - Hyperactivité
    - Détente musculaire
    - Vertiges
    - Augmentation de la fréquence cardiaque

    Effets psychiques
    - Altération des perceptions
    - Distorsion de la notion du temps
    - Intensification des expériences sensorielles ordinaires (odeurs, nourriture, images, films, musique...)
    - Sommeil perturbé
    - Modification de la conscience
    - Relâchement intellectuel, manque d’entrain, baisse de concentration
    - Diminution de la mémoire à court terme et de l'attention
    - Diminution des aptitudes motrices
    - Ralentissement du temps de réaction
    - Anxiété et les attaques de panique
    - Symptômes de type psychotique
    - Dépendance (toxicomanie)

    Nous pouvons remarquer que l’ampleur de la liste des effets négatifs est nettement supérieure à la liste des effets positifs. Plusieurs de ces effets ne sont pas, ou vraiment rarement, observés chez les consommateurs festifs. Cela dépend du caractère et de l’état d’esprit du consommateur. Les usagers réguliers du cannabis semblent se préoccuper sur leurs niveaux de consommation, plutôt que de se soucier de leurs santés, de leurs responsabilités sociales ou d’autres activités.
    Si un sujet est anxieux ou a eu des attaques de panique, l'arrêt du cannabis est préconisé. Des utilisateurs assez réguliers de cannabis peuvent également décrire ces effets, mais en général cela se produit lors d'une consommation plus forte en THC que celle qu'ils font habituellement.
    Ces effets psychotropes, peuvent entraîner une réaction anxieuse liée à l'expérience de déréalisation qu'ils induisent ainsi que les performances dans les tâches complexes sont diminuées lorsqu'une personne est intoxiquée.
    Certains utilisateurs peuvent présenter des symptômes de type psychotique comme de la méfiance, des hallucinations sans trouble de l'orientation, des illusions auditives visuelles, ou tactiles, une dépersonnalisation et une déréalisation.
    En ce qui concerne les overdoses, Il n'y a pas de cas publié de mort par empoisonnement au cannabis dans le monde.


    Dépendance

    Le cannabis fait partie des substances psychoactives illicites que l’on appelle les « stupéfiants ». Il est supposé créer une dépendance chez celui qui le consomme, une dépendance qui peut conduire à une relation exclusive au produit, au détriment de la vie en société. Les comportements de consommation de substances psychoactives, se divisent en trois types :

  •   L’ « usage » correspond à une consommation de substances psychoactives qui n’entraîne ni complications ni séquelles.

  •  L’ « abus » est une consommation qui joue un rôle sur la santé et peut entraîner des dommages physiques, psychoaffectifs ou sociaux.

  •  La « dépendance » est définie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) par six symptômes :


    • Désir puissant ou compulsif de consommer la substance.

    • Difficulté à contrôler l’utilisation (arrêt, dose, durée).

    • Survenue d'un syndrome de sevrage physiologique en cas de réduction ou d'arrêt de la consommation de la substance.

    • Tolérance aux effets de la substance.

    • Préoccupation principalement orientée vers la consommation de la substance.

    • Poursuite de la consommation de la substance malgré les effets nocifs observés.

    Si la personne montre trois de ces symptômes en même temps ou successivement pendant la dernière année, elle est considérée comme dépendante.

    La dépendance comprend deux dimensions :

    - Une dépendance psychique, c’est-à-dire une condition dans laquelle la drogue produit un sentiment de satisfaction, de bien-être et une impulsion psychique qui pousse le sujet à une utilisation périodique ou continuelle pour produire du plaisir ou éviter un état dépressif. Elle apparaît selon les produits consommés, le contexte de la consommation et la personnalité du sujet.
    - Une dépendance physique est due notamment aux consommations d’autres drogues que le cannabis. (Alcool, tabac et opiacés)

    Il n’y a pas, à l’heure actuelle, de théorie de la dépendance. Certains pensent que le déterminant principal serait l’environnement social, alors que d’autres pensent que c’est plutôt le fonctionnement psychique de l’individu qui détermine la consommation. La dépendance est aussi influencée par la durée de consommation. Donc il faut tenir compte des deux phénomènes : la sensibilisation et la tolérance.

    La sensibilisation se manifeste au début du contact avec le produit. Dès les premières prises du produit, le corps se sensibilise et va produire des réactions de plus en plus fortes. Pour certains auteurs, la sensibilisation serait le phénomène induisant la dépendance.

    La tolérance est le phénomène inverse. Après un certain temps de consommation, l’organisme s’habitue au produit, donc demande plus, et le toxicomane est progressivement conduit à augmenter les doses pour retrouver les mêmes sensations.


    Point de vue Freudien

    Freud n’a pas porté d’étude spécifique au cannabis. Il ne pu tout de même pas ignorer les problèmes de dépendances, même si à l’époque les grandes dépendances aux psychotropes n’avait pas encore pris l’extension sociale qu’on leurs connaît actuellement. Il se pencha plutôt sur la cocaïne qu’il abandonnera assez vite du au fait qu’il la prescrivait imprudemment à ses amis. Plus précisément a son ami Fleischl Marxow qui devint rapidement dépendant de ce produit et qui en mourra. Il supprima toutes ses œuvres qu’il avait écrites sur ce sujet. Une autre raison plus personnelle lui fit abandonner le sujet de la dépendance : il était lui-même dépendant au tabac qui fut la cause de sa mort.