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Economie
Généralités Dans le monde de l'économie, le trafic de stupéfiants est la principale source d'argent sale dans le monde. Le chiffre d'affaires dégagé par ce secteur est évalué par l'ONU à 500 milliards de dollars par an. Cela correspond à 8% du commerce total dans le monde, licite et illicite confondu. A titre de comparaison, cela représente plus que les ventes automobiles et c'est à peu près égal au chiffre d'affaires du textile à l'échelle mondiale. Le cannabis est largement consommé sous différentes formes et ses produits dérivés sont nombreux. Sa part du marché représente environ 74 milliards, alors que la cocaïne représente 35,5 milliards et 12 milliards pour les opiacés. Les organisations criminelles internationales ont généré à la fin des années 90 un chiffre d'affaires mondial estimé à 1`000 milliards de dollars, tous trafics confondus, et 500 milliards rien que pour la drogue. Ces chiffres ne prennent pas en compte les drogues de synthèse, qui sont en pleine croissance. Ces chiffres ne sont basés que sur des estimations concernant les principales zones de production et négligent les marchés locaux. Alors que rien que pour l'Afrique du Sud, le cannabis rapporte de 3 à 5 milliards de dollars. Ces différentes analyses ont un défaut majeur : elles traitent le cannabis de façon résiduelle, se concentrant sur la cocaïne et l'héroïne et elles appliquent au cas du cannabis les analyses faites pour les autres drogues, comme si leur appartenance commune à la notion de drogue définissait un seul et même marché bien défini. Il faut savoir que le marché du cannabis est très souvent local, que les récoltes d'un pays couvrent la demande lorsqu'il s'agit de marijuana. Le haschisch, à cause de sa préparation est beaucoup plus exporté, en France 80% du haschisch provient du Maroc. Aux Pays-Bas, 60% de la consommation de marijuana est couverte par la production locale. Les trafiquants Les principaux acteurs du trafic de cannabis sont des professionnels oeuvrant au sein de grandes organisations criminelles. Celles-ci opèrent généralement dans tous les domaines illicites, comme par exemple les trafics de drogue, d'armes, d'organes, d'œuvres d'art, la corruption, le crime. Dans le trafic de drogues, l'héroïne et la cocaïne sont en tête d'affiche, mais le cannabis n'est pas négligé. Les noms de ces principales organisations sont: la Mafia italienne, qui elle même est divisée en plusieurs parties. La plus célèbre étant la Cosa Nostra de Sicile, les Cartels colombiens et les Triades chinoises. La mafia russe est beaucoup plus récente que les autres, mais elle ne cesse de se développer à une vitesse impressionnante et actuellement elle est l'une des plus puissante. A noter que la mafia Albanaise est profondément encrée en Suisse en se qui concerne le trafic d'héroïne, c'est de cette façon qu'ils financent l'achat d'armement en vue d'un soulèvement contre les autorité serbes. On peut aussi compter tous les petits trafiquants qui arrondissent leur fin de mois en vendant de la drogue dans leur région, ils sont innombrables et leur chiffre d'affaire reste de l'argent sale. ![]() Le blanchiment Le blanchiment d'argent est un processus servant à dissimuler la provenance criminelle de capitaux provenant de différents trafics. L'objectif de l'opération consiste à faire croire que des capitaux illégalement acquis ont une source licite et à les insérer dans le circuit économique. Les gains des trafiquants restent virtuels tant que l'argent n'a pas été blanchi, il s'agit alors de transformer une monnaie fiduciaire en monnaie scripturale. De ce fait, les organisations criminelles effacent toute trace de leur méfait. La Suisse est un petit paradis pour effectuer ce genre d'opérations; en effet elle a tous les avantages nécessaires au blanchiment. C'est ce que l'on appelle un paradis fiscal. La Suisse est aussi un grand marché financier et il y a le secret bancaire. La mafia italienne a pour habitude de blanchir son argent en Suisse. Il est également possible de blanchir de l'argent par l'intermédiaire de sociétés fictives, de casinos de jeux, du commerce de bijoux ainsi que dans les opérations d'import-export. Le fisc En Suisse, les producteurs vendant du chanvre provenant de leur exploitation sont soumis au paiement de la TVA. Bien que ce produit soit illégal, il est taxé en tant que produit naturel. Le chanvre est aussi soumis au paiement d'un impôt. Dans les pays en voie de développement, l'impôt dévolu à la culture de chanvre représente une importante rentrée d'argent pour l'état. La valeur du cannabis : du champs à la rue Les pays producteurs de chanvre sont souvent pauvres économiquement et l'argent généré par la culture de la drogue rapporte assez à l'Etat pour qu'il ferme les yeux sur l'illégalité du trafic. Prenons l'exemple du Maroc qui est le principal fournisseur de haschisch pour l'Europe. Les revenus dérivés du cannabis représentent la première source de revenu du pays. Le kilogramme de " kif " brut se négocie, chez le producteur, entre 6 et 11 CHF. Une fois transformé en haschisch, le produit destiné à l'exportation, se négocie à Tanger (au nord du pays), entre 450 et 1`125 CHF, selon la qualité. En général, le vendeur " achète la route " c'est à dire qu'il assure le transport de la marchandise, cela consiste à corrompre des fonctionnaires et des militaires, à faire face aux taxes prélevées par des factions tenant la région de production ou de passage. Le Maroc dispose d'un réseau de distribution déjà établi et rodé de longue date. Une fois la marchandise en Europe, plus sa route est longue et plus le prix de vente augmente. En France, le prix se négocie entre 6`250 et 12`500 CHF le kilogramme, selon la région. Aux Pays-Bas le coût de l'importation d'une tonne de haschisch est de 900`000 CHF et cela rapporte 2`250`000 CHF au revendeur. Son bénéfice est donc de 1`350`000 CHF. La même transaction pour la Grande-Bretagne ou la Scandinavie coûte 1`800`000 CHF à l'importation et se revend à 3`750`000 CHF, soit un bénéfice de 1`950`000 CHF. Sachant que la quantité de haschisch exportée du Maroc est évaluée à 1`500 tonnes par an. Les organisations criminelles européennes y gagnent un chiffre d'affaires variant de 3.4 milliards à 5.6 milliards CHF. Alors que le chiffre d'affaires marocain s'élève à 500 millions CHF. Avec ce petit tableau on se rend mieux compte de l'augmentation du prix auquel on achète du haschisch dans les différents pays à même unité.
La vente En ce qui concerne l'achat de cannabis, il y a plusieurs moyen pour s'en procurer. Il y a le deal de rue et aussi la vente dans les magasins spécialisés, qui vendent également tout les produits dérivés. Dans tous les cas, ces trafics restent illégaux. Les transactions entre dealer et consommateur nécessitent des précautions particulières. Sur un marché légal, les individus sont protégé par la loi. Ils bénéficient de droits comme celui de commercer librement, d'être protégés, eux comme leurs biens, de faire jouer la concurrence et de faire défection au cas ou ils ne seraient pas satisfaits. Sur le marché du cannabis, beaucoup de choses ne vont pas de soit. La sécurité des personnes et des biens n'est pas assurée par la police. La publicité de ses actes n'est pas un atout, mais un danger pour le vendeur. Le dealer inclut également dans ses tarifs la prise de risque qu'il doit prendre selon la situation. De ce fait, sur un tel marché, il ne s'agit pas d'obtenir le meilleur produit au meilleur prix, mais il faut aussi faire attention aux conditions dans lesquelles on acquiert le produit. C'est pourquoi les prix et les qualités disponibles varient presque avec chaque dealer et il est très difficile pour un consommateur d'avoir des informations globales sur le marché. Le prix fixé par le dealer n'est pas dû au hasard, il est important pour le dealer de maintenir une relation stable avec le groupe de consommateurs et la recherche d'un profit maximal. Dans les magasins ont trouve une multitude de produit dérivé. Voici quelques exemples de produits dérivés: - aliment et boisons à base de chanvre - toile d'isolation - panneaux de constructions - produits cosmétiques - encens - papier - parfum - produits thérapeutiques - vêtements On trouve également tout le matériel nécessaire à la culture personnel comme: - les lampes sodium - les engrais - les graines - les boutures Les magasins vendent aussi la marijuana en toute discrétion, il y a l'avantage de savoir exactement de quelle qualité est la marchandise, mais ces points de vente ne sont pas légaux pour autant. En Europe il y a l'exception des Pays-Bas, ou la marijuana et vendue dans des " coffee shop ", on y trouve toutes sortes de variétés intérieures et extérieures, qui sont consommable sur place. Causes de la pénalisation d'un point de vue politico-économique Le cannabis est devenu illégal surtout à cause d'un problème politico-économique. En effet, plusieurs industries ont vu dans le chanvre un concurrent d'une taille un peu trop grande. L'une des entreprises ayant fait le plus de pression dans la lutte anti-cannabis a été l'industrie forestière. Sachant qu'un demi hectare de cannabis en rotation annuelle sur une période de 20 ans, produit autant de pâte à papier que deux hectares de forêt pendant la même période, donc quatre fois plus de pâte à papier pour quatre fois moins de pollution, on comprend ses réticences. Parmi les autres entreprises à se rallier à la lutte anti-cannabis, il y a les industries de fibres synthétiques, qui, relativement nouvelles, se développeraient beaucoup plus vite sans le cannabis. L'industrie pharmaceutique s'est également ralliée à la cause car elle produit des médicaments, qui sont directement en concurrence avec des produits à base de chanvre. L'association médicale américaine prônait par contre la légalité, pour les vertus médicinales de la plante. Toutes ces industries ont fait pression sur le gouvernement américain, qui a succombé aux pressions ou à de probables pots-de-vin. Tout a commencé aux Etats-Unis au début des années 30, puis, avec l'influence qu'ont les Etats-Unis sur le reste du monde, le phénomène s'est généralisé. Hypothèse sur la légalisation Si le chanvre venait à être dépénalisé en Suisse, il y aurait une multitude de facteurs à prendre en compte vu l'ampleur de ses utilisations. Au niveau de la prévention, le conseil fédéral estime un budget de 80 million de francs suisse à la charge des cantons. Pour ce qui concerne sa vente, elle devrait être soumise à une licence étatique, donc séparer le commerce en gros et le commerce en détail. Ça devrait être au Département Fédéral de l'Agriculture ou celui de la Santé Publique de distribuer les licences aux distributeurs. La vente de graines et de boutures devrait rester aussi libre qu'elle l'est actuellement. De ce fait, l'Etat devient en quelque sorte le dealer officiel. Il est donc normal que le chanvre soit taxé. Mais ces taxes ne devraient pas être trop élevées pendant les premières années, ceci dans le but d'éliminer le marché noir. Cela resterait l'objectif numéro un. Puis la taxe augmenterait jusqu'à égaler celle perçue sur les cigarettes. Cet impôt servirait à financer l'AVS par exemple. En moins de dix ans, elle rapporterait plusieurs centaines de millions à la Confédération. Voici une démonstration chiffrée : 600`000 individus dépensent chaque année 1`500.- pour du cannabis, ce qui donne un total de 900 millions de francs. Avec un impôt fixé à 50%, équivalent à celui du tabac, il tomberait chaque année 450 millions de francs dans les caisses de l'AVS par exemple. |
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