Comment je suis devenu un mari soumis
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Le sexe a toujours été très important pour Philippe. Nettement moins pour son épouse. Après dix ans de mariage, le sujet devient source récurrente de disputes…Pour sauver son couple, Philippe propose un nouveau mode de vie à son épouse: désormais, il est son mari docile et soumis…
J’ai des années de mariage et une famille. Ma passion numéro un, c’est mon épouse. J’attache une importance capitale à ce que mon couple reste une histoire d’amour de qualité. Depuis environ quatre ans, nous avons adopté un mode de vie basé sur un principe: mon épouse adorée détient le pouvoir. Elle sait qu’elle peut entièrement compter sur mes services et sur ma docilité. Qu’est-ce qui m’a poussé à la placer ainsi sur un piédestal? Pas besoin de chercher très loin: c’est le sexe. C’est aussi la menace de la routine qui guette n’importe quel couple qui m’a conduit à introduire cette originalité dans notre mode de vie. J’ai toujours été très amoureux de ma femme. Après 11 ans de mariage, nous avons vécu une sérieuse crise au sein de notre couple. La cause de nos disputes était toujours la même: le sexe. Je la trouvais trop peu portée sur la chose et ça me frustrait. De son côté, elle avait de la peine à admettre mon appétit et estimait que je réclamais trop. L’idée d’aller voir ailleurs m’a traversé l’esprit. Mais je suis pour la fidélité, et à part la sexualité, tout allait tellement bien dans notre couple que je trouvais dommage de ne pas essayer de trouver une solution. Je me suis mis à consulter des sites internet spécialisés sur le couple et sur la soumission. Il faut préciser que mon épouse a toujours été la tête pensante du couple et que de mon côté je nourrissais depuis longtemps des fantasmes de soumission. J’ai alors pris conscience que cela pouvait être la solution pour notre couple: la soumission est un véritable état d’esprit, rendu possible par le sexe, mais qui peut s'appliquer sur d'autres plans. Le concept m’a conquis. Dès ce moment, j’ai désiré que mon épouse prenne le pouvoir et qu’elle aime cela. Je lui ai fait part de mes désirs de soumission en lui offrant de devenir son chevalier servant. Le principe du jeu, que nous appliquons toujours, est simple: mon épouse adorée peut recourir quand elle le souhaite à mes services. C’est une forme de cadeau que je lui fais en me mettant entièrement à sa disposition: pendant que je m’occupe des tâches ménagères qu’elle exige de moi, elle a tout le loisir de prendre du temps pour elle. Mon but, c’est qu’elle soit complètement détendue et épanouie…et ainsi, plus disponible pour pouvoir me donner l’amour dont j’ai besoin. Au début, mon épouse a réagi avec tiédeur à ma proposition. Elle n’y croyait pas vraiment. Il a fallu du temps pour qu’elle soit d'accord d'essayer, puis enfin qu'elle admette que cela était complètement plausible. Le système s’est lentement mis en place. Aujourd’hui, mon épouse adorée n’a plus jamais besoin d’insister pour que je lui rende un service. Face à une tâche ménagère, elle est toujours en droit de me déléguer le travail et d’aller lire tranquillement si elle en a envie. Si elle s’absente un soir ou la journée, elle a tout loisir de me dresser une liste des tâches à accomplir. Je m’exécute…rêvant qu’à son retour elle me gratifiera d’un merveilleux baiser débordant d’amour, et ignorant si elle se sentira désireuse de m’en offrir plus le soir même… ou si elle préférera me faire patienter encore… Après quelques mois de ce fonctionnement, ce nouveau mode de vie n’avait que très modérément résolu notre problème. Mes lectures aidant, j'ai décidé de capituler même sur le plan sexuel: un mari soumis ne doit rien avoir à revendiquer. Désormais, je ne lui mets plus la pression pour avoir plus de sexe. Je ne réclame plus rien: c'est à elle de jouer. Je vaque à mon travail et me calque sans faillir sur son rythme et sur ses envies à elle. Mon épouse peut savourer l’obéissance et la promptitude de son homme lorsque par exemple, elle laisse par mégarde tomber un objet, et m’appelle pour que je vienne le ramasser. De même qu'il est de son droit de me faire rester debout et dénudé une partie de la soirée... se donnant ainsi tout le temps de décider du sort qu'elle me réservera. Elle est libre ensuite de me récompenser ou non par une attention, une caresse, un baiser. Mon épouse possède les pleins pouvoirs d’attiser mon désir…et de me cueillir lorsqu’elle se sent partante. De cette manière, elle peut considérer l’ardeur de son mari comme une précieuse ressource plutôt que de le voir comme un obsédé du sexe. Sa seule responsabilité est simplement d’y penser: elle ne doit pas oublier d’avoir envie d’accorder ces récompenses et de choisir le moment. Car c’est cela qui donne tout le piment à notre couple. Au-delà de l’aspect sexuel, je tiens à ce que mon épouse ose me demander de faire des choses en ayant pleinement conscience de ses droits. Me dominer est pour elle un formidable moyen de développement personnel, car cela l’oblige à prendre clairement conscience de ce qu’elle veut et de l’exprimer sans détours. Adopter ce mode de vie est un long chemin et je la trouve encore trop modérée: j’aimerais qu’elle en profite davantage. Je dois parfois lui rappeler qu’elle peut vraiment me demander plus de choses. Elle a aussi eu du mal à arrêter de dire «s’il te plait»…Mais elle a bien progressé. Face aux enfants, mon épouse s’adresse à moi de manière classique car, pour une question de construction de leur propre personnalité, nous ne voulons pas qu’ils aient l’image d’un père exploité voire opprimé. En leur présence, je rends officiellement service à ma femme et nous donnons l’image d’un couple qui s’aime et qui s’entend bien. Il n’est pas non plus question que je m’écrase complètement: j’ai aussi le droit d’exprimer mes désirs et mes points de vue. Mais mon choix de vie implique que deux avis divergents dans un couple, c’est un de trop. Ma place de mari soumis inclut le plaisir de résoudre cette problématique en contemplant mon épouse adorée prendre librement les décisions qui lui plaisent. Ce principe fonctionne car mon épouse a du bon sens, et les limites se posent naturellement. Depuis que nous avons adopté ce mode de vie, je me sens de nouveau très amoureux d’elle. Cela apporte de l’intensité et du piment au sein de notre couple. Même si cela n’est pas toujours constant et qu'il arrive, de plus en plus rarement, qu'elle me domine mal. Cela fluctue, c’est normal, c’est comme toutes choses. Lorsque je passe par exemple deux heures à faire une chose qu’elle m’a demandée et qu’elle oublie la touche de reconnaissance et d’attention, cela peut être frustrant. Je dois gérer cela. J’aimerais qu’elle prenne plus la peine de considérer ma soumission, et sa domination, comme quelque chose de magique. Comme dans n'importe quel couple, il s'agit de ne pas se reposer sur ses lauriers. Sinon, c’est la routine qui s’installe. Je lui reparle alors de mes fantasmes mais aussi de suggestions l'encourageant à jouir au mieux de sa suprématie. Idées qu'elle restera libre d'appliquer ou non. Un des freins qui ternit parfois l'enthousiasme de mon épouse, c’est la crainte d’être hors norme. Si je disais on arrête ce jeu maintenant, je pense qu’elle serait d’accord, à mon grand désespoir. Notre mode de vie n’est pas standard, mais notre démarche s’inscrit dans une quête de bonheur et d’épanouissement. Être un mari soumis est une des manières d’y accéder qui me convient très bien. J’ai d’ailleurs créé un site internet pour expliquer ma réflexion: le sujet est vaste et riche… Je suis persuadé que ce système peut servir à d'autres femmes. Elles n’ont pas conscience des avantages d’avoir un mari soumis et de l’extraordinaire rapport qualité-prix qu’elles peuvent en retirer! Un credo de base: que la dominatrice domine son homme pour elle, pas pour lui. Le reste en découle. Encore faut-il que l'intéressé soit apte à y consentir! Quant à moi, mon degré de frustration avoisine maintenant le zéro…
N.
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