Vos rapports de couple

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   Langage et communication

Votre langage et le sien

Bon nombre de livres mettent en évidence les différences entre les hommes et les femmes sur la manière de se ressentir, de s'exprimer, de décoder un discours. Cette page suppose que le sujet vous est déjà familier. Les développements ci-après concernent essentiellement votre cas de dominatrice et de soumis. La manière d'identifier et de formuler ce que vous aller demander à votre homme fait l'objet de pages séparées. Cette page-ci met l'accent sur le mode de communication.

Protocole de communication

Assurez-vous que votre soumis comprend vos ordres et qu’il les reçoit. Vous avez plusieurs manières possibles:

  • Convenir d’un signal auquel il doit toujours se présenter devant vous et vous écouter.
  • Exiger qu’il vous réponde brièvement pour confirmation.
  • Lui faire reformuler vos demandes pour vous assurer qu’il les a comprises.
L’absence de protocole de communication peut entraîner des services mal rendus pour cause de malentendu ou incompréhension. Notamment, lorsqu’une porte vous sépare de votre soumis, le fait qu’il n’entende pas votre demande devient source de suspicion ou de déception au moment de constater que votre demande n’a pas été exaucée.

Ce conseil est déclinable pour tout type de phrase que vous prononcez. C'est une question d'éducation. Par exemple, si, tout en contemplant votre homme pendant son travail, vous lui déclarez votre plaisir à vous détendre sur le canapé, vous pourrez exiger une réponse signifiant clairement que votre soumis respecte et approuve votre situation privilégiée. Cela peut être "oui, tu y es bien", ou, plus simplement, "oui, Chérie".

Il ne s'agit évidemment pas d'appliquer ce qui précède de manière continue lors de toutes vos conversations. Gardez votre naturel. Le principe est de soigner votre manière de communiquer aux moments où cela s'impose.

Pour rendre votre relation encore plus intime et excitante, enrichissez votre langage de noms ou verbes spécifiques. Par exemple, appelez une tâche ingrate une mission. Si vous décidez de mettre votre soumis en attente à quatre pattes à côté de votre fauteuil, annoncez-lui que vous allez lui faire faire une patience.

Assumez vos demandes, en acceptant pleinement votre droit de lui demander ce qu'il vous plaît. Ponctuer votre phrase d’un "s’il te plaît" est équivoque si vous n'avez fait aucune mise au point à ce sujet. Précisez à votre soumis votre préférence pour cette forme de politesse, tout en lui stipulant qu'il n'aura jamais d'autre choix que d'exécuter vos ordres. Ce "s'il te plaît", exempt d'ironie, tiendra ainsi lieu de piment à la phrase que vous prononcez, dans la mesure où il signifie que la demande plaît à vous-même en premier lieu.

Pour que votre soumis sente le lien étroit entre vos désirs et l'utilisation que vous faites de lui, privilégiez des tournures de phrases se rapportant à vous en premier lieu. Par exemple, au lieu de lui dire: "Ce soir, tu passeras deux heures dans la salle de bains", dites-lui: "Chéri, ce soir je préfère ne pas t'avoir à mes côtés. C'est pourquoi je vais te consigner dans la salle de bains pendant une bonne partie de la soirée".

Mots doux

Commencez de temps en temps votre phrase par "Mon soumis". Utilisés à bon escient, ces deux mots sont aussi magiques que "Je t'aime". Ils plairont à votre soumis pour toutes les significations qu'ils renferment:

  • j'apprécie les avantages que tu me donnes
  • j'aime la quiétude de notre couple que nous procure ce rapport de soumission
  • j'aime tel ou tel avantage en particulier
  • aujourd'hui, je me sens particulièrement enchantée de profiter de ton dévouement comme je l'entends
  • je vais t'utiliser à nouveau pour mon plaisir
  • etc.
Parler à votre soumis

Ne craignez pas d'expliquer à votre homme votre état d'esprit et votre humeur du moment. Parlez-lui régulièrement de votre domination et de sa soumission. Vous entretiendrez ainsi une excellente communication. C'est une forme d'amour de plus que vous lui donnez, dont il a aussi besoin, en plus de la tendresse et du sexe.

Parlez-lui des récents plaisirs dont vous avez pu jouir grâce à son dévouement, ou de la manière dont vous projetez de le dominer le lendemain. Vous pouvez aussi simplement lui décrire votre joie de l'avoir à votre merci, ou encore faire le point sur son éducation ou sur ses progrès.

Votre reconnaissance: vérité, clarté et précision

Pour rappeler à votre homme que c'est votre plaisir qui prime et que lui est contraint à dépendre de votre bon vouloir, focalisez vos phrases plutôt sur vous. Utilisant copieusement les pronoms de la première personne du singulier. Par exemple, pour remercier votre soumis d'un délicat massage du clitoris qu'il vous a prodigué, la phrase "merci pour mon clitoris" fera transparaître votre plaisir d'être privilégiée et votre conscience de l'effort de votre soumis qui n'a rien reçu en retour dans l'immédiat.

En comparaison, un simple "merci" est beaucoup moins explicite, donc de nature à angoisser votre homme, qui a besoin d'être assuré de votre reconnaissance de son dévouement en tant que soumis, en plus du service rendu. L'expression "c'était bon" s'avère également approximative dans ce cas, n'exprimant pas clairement votre conscience du fait que l'essentiel du plaisir a été pour vous.

Exprimez le fond de votre pensée. Pour lui faire cesser son massage de vos fesses, dites-lui franchement "je souhaite que tu arrêtes maintenant ton massage bien qu'il ait été agréable", même si vous allez le frustrer, plutôt que "il est l'heure que tu partes au bureau". Si le repas qu’il vous a cuisiné n’est pas à votre goût, ou si vous vous attendiez à mieux, dites-le lui.

Si vous autorisez votre soumis à prendre l'initiative de vous réveiller par un massage du clitoris le matin, prenez également la peine de le remercier, à titre de reconnaissance et afin de lui confirmer que son initiative a été bonne. Gardant le droit d'accepter ou non son initiative d'une fois à l'autre, prenez soin de lui expliquer pourquoi il peut vous arriver de préférer refuser.

Franchise et confiance

Il est capital que vous fassiez tous deux preuve d'une totale franchise l'un envers l'autre.

Si votre homme manque d'envie ou d'énergie pour vous satisfaire pleinement, il faut qu'il vous le signale de manière honnête. Habituez-le à exprimer ses peines en fonction de lui et non en fonction de vous, de façon à ce que votre appréciation ne risque pas d'être influencée par un reproche masqué, soit réel, soit que vous soupçonneriez.

Quant à vous, être franche implique de ne jamais duper votre soumis. Ne trichez jamais sur vos sentiments. Vous n'avez pas à vous protéger puisque vous détenez le pouvoir. Manquer de confiance en vous-même serait ressenti comme douloureux pour votre soumis, qui interpréterait votre fragilité comme de l'inaptitude à le dominer.

Aucune situation n’est censée vous mettre dans l’embarras, puisque vous êtes la dominatrice. Cependant, comme vous n'êtes pas infaillible, vous n’avez pas à avoir de remords s’il vous arrive de temps à autre de ne pas faire face.

Honnêteté

Cultivez l'honnêteté en respectant les points suivants:

  • Ayez pour objectif de rester honnêtes en toute situation, et veillez à faire preuve d'une totale loyauté.
  • Toute promesse que votre soumis vous fait, ou que vous l'amenez à faire, doit être tenue, tout comme vous vous efforcerez de tenir les vôtres.
  • Ne tolérez aucune dissimulation de sa part, quelle qu'elle soit, et interdisez-lui tout comportement équivoque.
  • Votre soumis ne doit jamais chercher à vous duper, même de manière futile. Vous pouvez toutefois assouplir cette règle par rapport aux surprises qu'il serait en droit de vous faire, notamment le jour de votre anniversaire.
  • Ne le séduisez que dans le sens le plus positif du terme. Vous abstenir de tout comportement trompeur ne vous empêche nullement de charmer votre homme selon votre désir, le fasciner, l'envoûter, le captiver.
  • Prenez soin ne jamais le leurrer ni de vous livrer à une quelconque escroquerie à son encontre. Concernant son statut de soumis, ne lui donnez pas une impression différente de la réalité. Enfin, abstenez-vous de toute mauvaise foi, aussi bien s'agissant d'une peccadille que lors d'une discussion profonde.
La franchise incite à exprimer les choses ouvertement et à ne pas cacher un éventuel grief. Bien menée, une relation de soumission peut être un bon moyen de prévention contre les rancoeurs, plutôt qu'une source de ressentiment. Cela dépend de l'engagement des deux partenaires à rester au maximum à l'écoute de l'autre.

Bannir le mensonge

Vous abstenir de tout mensonge est une question de respect envers votre soumis d'une part, et envers sa soumission d'autre part. Restez toujours digne de sa confiance en vous. Votre statut de dominatrice vous conférant la liberté de choix et de décision, vous n'avez pas à dissimuler quoi que ce soit à votre homme.

Peut-être rencontrerez-vous des cas exceptionnels où vous voudriez vous autoriser un mensonge dans un but éducatif. En effet, un mensonge de votre part pourrait servir à sanctionner votre soumis au cas où lui-même vous aurait menti ou dissimulé quelque chose, ou aurait fait preuve d'autres mauvaises intentions. Dans ce cas, usez du mensonge de manière inoffensive. Votre homme ne doit en ressortir ni trahi, ni blessé. N'omettez pas de rétablir clairement la vérité une fois la leçon donnée.

Modes d'expression

Vos modes d'expression

Vous aurez l'occasion de parler à votre soumis sur plusieurs tons différents, naturellement, selon votre humeur dominatrice du moment ou du jour.

Un ton ferme est bien sûr tout indiqué pour rappeler à votre homme sa position de soumis, aussi souvent que vous le désirerez. Ne mettez aucune agressivité dans votre ton, vous n'en avez pas besoin. Un ton ferme mais naturel confortera votre soumis que vous jouissez pleinement de votre pouvoir sur lui.

Un ton jovial est également adapté. Votre soumis sera enchanté que vous laissiez paraître votre réjouissance et votre joie d'avoir pu, par exemple, passer une journée agréable et délassante grâce à ses services et à son dévouement.

Redécouvrez les diverses formes d'expression de votre voix: ferme ou douce, voix montante ou peu mélodieuse. Le langage grossier ou vulgaire est plutôt à éviter dans la mesure où il n'apporte rien. Toute agressivité est inutile, représentant de surcroît un signe de manque de respect et de manque d’assurance.

Un soir où vous souhaitez vous sentir particulièrement jouir de votre domination, consacrez l'essentiel de la soirée, d'une voix douce et calme, à harceler votre soumis du flot de vos demandes et de vos ordres, en vous appliquant à ne jamais lui laisser la moindre seconde de répit.

Vous avez le droit de lui répondre "parce que", et lui, le devoir de ne pas insister plus lorsque vous limitez votre réponse à ces deux mots. Gardez toutefois à l'esprit que ses remarques ou suggestions peuvent vous être utiles dans des domaines qu'il connaît mieux que vous, ainsi que comme second avis lorsque vous avez une décision à prendre.

Les modes d'expression de votre soumis

Vous voudrez peut-être établir des règles que votre soumis devrait observer dans sa manière de vous répondre ou de réagir à ce que vous lui dites.

Faites-lui corriger ce qui vous déplaît dans sa manière de vous parler: réponse trop brève ou trop longue, ton inadapté, manque d'humilité, mauvais esprit ou autres.

Corrigez-le également s'il lui arrive de mettre l'accent sur un point négatif en oubliant de mentionner ce qui va bien. Si, par exemple, il déplore la couleur des serviettes que vous avez mises sur la table pour vos invités, cela ne signifie pas que tout le reste de ce que vous avez préparé ne lui semble pas parfait: c'est simplement qu'il a omis de le dire. En sachant repérer ce genre de formulation incomplète que votre homme parfois a tendance à vous asséner, vous pourrez exiger qu'il fasse l'effort d'améliorer la consistance de son discours.

Pour l'habituer plus aisément à formuler des phrases de bon goût, faites-lui soigner aussi la forme: l'opportunité du verbe lorsque vous êtes le sujet, l'accent mis sur le respect qu'il vous doit, la concision. Eduquez-le aussi à corriger l'articulation et la clarté de sa voix si nécessaire.

Permettre à votre soumis de s'exprimer ne l'autorise pas pour autant à se plaindre. Sachez distinguer ces deux comportements et remettez-le à l'ordre le cas échéant. Si lui-même ignore cette différence, prenez la peine de la lui apprendre.

Quant à ses réactions, habituez-le à réagir sans excès lorsque vous exprimez une critique ou autre. Apprenez-lui à répondre ou ne pas répondre, en conformité avec les règles que vous poserez.

Persuader votre soumis pour bien le diriger

Le chapitre sur le sexe fournit quelques exemples d'expressions plus ou moins opportunes ou, au contraire, imprécises ou ambiguës.

Entretenir votre assise de dominatrice, cela inclut de veiller à ce que votre homme reste en tout temps respectueux et persuadé de la légitimité de vos décisions. A cet effet, il est indispensable de lui en parler. Votre art de la persuasion reposera sur votre sincérité et votre authenticité, et non sur la dissimulation, l'omission ou le mensonge.

L'exemple ci-après illustre à quel point la finesse de votre langage peut contribuer à la persuasion et au conditionnement de votre soumis.

Un soir où vous êtes certaine de n'avoir envie d'aucun câlin, vous pouvez sans scrupule lui dire: "Chéri, tu n'auras aucun câlin ce soir". Cependant, n'oubliez pas que votre soumis aime un langage précis, c'est-à-dire qui reflète le plus fidèlement possible votre sentiment. Utilisez plutôt la phrase suivante si elle vous semble plus appropriée: "Chéri, je n'ai pas envie que nous nous fassions des câlins ce soir". Si votre soumis attend que vous reconnaissiez sa souffrance, il sera plus réceptif à la première formulation. Mais la deuxième formulation est aussi valable car elle lui transmet plus explicitement la raison pour laquelle il n'aura pas droit à des câlins ce soir-là. C'est une question de transcrire la situation de manière authentique et de montrer que vous en êtes consciente.

Vous pouvez aussi mettre l'accent sur votre souveraineté. Faites-le se mettre face à vous, saisissez tendrement son menton et annoncez-lui la mauvaise nouvelle de manière formelle mais sincère, d'un ton calme: "Chéri, tu espères sans doute que nous allons faire des câlins ce soir. Or, je n'en ai pas envie aujourd'hui, bien que j'aie pu prendre le temps de me détendre grâce aux services que tu me rends. Tu sais qui est la dominatrice ici. Je décide donc que tu attendes jusqu'à demain de pouvoir savourer mes caresses". Tout en lui parlant, vous profiterez de goûter au plaisir de son obéissance, alors que pour de nombreuses autres épouses cela se solderait par une querelle ou un endormissement dans la mauvaise humeur.

L'art de persuader votre soumis va de pair avec celui d'être stricte vis-à-vis de lui. Un prochain chapitre vous donnera une foule de conseils à ce sujet.

Les sous-entendus

Votre homme n'est pas en situation d'inclure des sous-entendus dans ses phrases. Etant votre soumis, il sera tenu de faire l'effort de s'exprimer clairement. Néanmoins, il est probable qu'il ait naturellement tendance à vouloir être clair et franc. Donc, si vous pensez déceler un sous-entendu dans sa manière de parler, partez du principe qu'il a simplement mal exprimé sa pensée, et de manière involontaire.

Concernant les expressions qui reviennent souvent, corrigez ses tournures de phrases pour réduire les sous-entendus réels ou supposés. Faites la chasse aux moindres expressions douteuses, c'est-à-dire de celles qui vous empêcheraient de saisir sa pensée de manière précise et univoque.

Par exemple, à toute demande de service que vous lui faites, interdisez-lui de vous répondre "oui, oui". Cette expression est également trop équivoque, voire trop lourde de sens, pouvant signifier:

  • "tu as sous-estimé ma maîtrise dans ta manière de me demander un service, je trouve cela un peu stupide de ta part" (soumis arrogant ou trop critique sur votre manière d'être)
  • "je te rendrai ce service, mais j'éviterai de trop soigner mon travail afin de réduire mon effort" (soumis ne respectant pas sa promesse d'engagement total)
  • "je te dis que tu as raison, mais à l'intérieur de moi je rejette ce que tu exprimes" (homme soumis en apparence seulement).
Prenez garde aux mauvaises formulations jusque dans les expressions les plus élémentaires. Par exemple, l'expression "un gros câlin" peut avoir au moins deux significations: premièrement un gros câlin, deuxièmement un câlin extra-gros, c'est-à-dire plus gros qu'à l'accoutumée. Un malentendu là-dessus peut suffire à semer le trouble au moment de l'acte, sous la forme de frustration et rancoeur.

La page sur le sexe vous fournit également des exemples de phrases ambiguës à éviter.

Repérez les phrases maladroites de votre soumis plutôt que de vous laisser froisser en les prenant trop à la lettre. Par exemple, s'il vous a dit "tu n'as pas mis longtemps à déplacer à nouveau ces objets que j'avais rangés dans la cave", admettez qu'il ait pu peut-être penser "j'admire le fait que ta sagacité t'ait rapidement permis d'apporter des améliorations à ma manière de ranger", plutôt que "tu n'as pas apprécié à sa juste valeur ma manière de ranger la cave; d'ailleurs, cela m'aurait étonné que tu t'en satisfasses; tu as voulu être trop exigeante avec moi cette fois-ci".

Quant à vous, vous pouvez bien sûr, par rapport au ton adopté, user de toutes sortes de figures de style lors de la formulation d'un ordre ou d'une décision prise à l'égard de votre homme.

L'incompréhension

Vous n'échapperez malheureusement pas à des incompréhensions occasionnelles. Les chapitres concernant le cerveau de votre homme et le vôtre reprendront quelques-unes des vastes différences entre les deux sexes décrites dans de nombreux livres. Les paragraphes ci-après ont pour but de fournir un éventail de conflits potentiels.

Mettez au point les possibilités que vous offrez à votre homme de se racheter les fois où il déclarerait avoir mal compris un ordre. Eduquez-le cependant à être assez attentif et vigilant pour repérer toute ambiguïté avant l'exécution de l'ordre et non après.

L'aveuglement peut également s'avérer une limite manifeste de votre soumis. A cause de ce défaut, il peut être préférable que vous lui exposiez votre besoin plutôt que d'espérer qu'il le devine. Par exemple, s'il vous contemple alors que vous êtes occupée à préparer le repas malgré une migraine dont vous lui avez fait part dix minutes plus tôt, il est capable de vous croire en pleine forme en se basant sur votre entrain du moment. Il ne songera alors probablement pas à vous proposer pas de s'occuper de préparer le repas à votre place. De surcroît, souvenez-vous que tout homme, et votre soumis en particulier, s'attend à ce que ce soit son épouse qui sollicite son aide lorsqu'elle en a besoin.

Langage non verbal

Les spécialistes en communication définissent le langage non verbal comme étant tout ce qu'on communique à l'autre autrement que par la voix, notamment les gestes, la distance, l'enthousiasme et bien d'autres signes. Il convient de considérer que le langage non verbal représente 70 % de la communication. Entre autres causes, cela illustre à quel point il peut vite arriver de se faire mal comprendre ou de mal comprendre l'autre.

Le langage non verbal peut pimenter votre relation particulière comme il pimente toute relation amoureuse. Faites-vous des signes, et délectez-vous-en.

Ce mode de communication peut colorer vos préludes amoureux, comme il peut, vous servir à maintenir de la distance afin que votre soumis ne se montre pas collant. La page sur le sexe vous suggère comment vous refuser à votre soumis à la manière d'une dominatrice et non en victime de ses offensives.

Si votre soumis se colle à vous, par exemple au réveil, alors que vous lui interdisez toute avance sexuelle, alors il s'agit probablement d'un signe de détresse et non d'une tentative d'abuser de votre tolérance. Tiraillé entre une forte envie de câlins et l'interdiction de vous en faire part, il ne voit pas d'autre moyen de vous faire état de sa souffrance. Cette situation vous fait souffrir tous les deux: lui parce qu'il sent ce besoin irrésistible de réclamer, et vous parce que vous vous laisser coller à contrecoeur.

Ce qui précède est un exemple de cas où passer du mode non verbal au mode verbal peut s'avérer hautement avantageux. A moins de vous laisser séduire par la proposition peu réglementaire que votre homme vient de vous faire, c'est en lui parlant clairement que vous centraliserez la frustration sur une seule personne, c'est-à-dire lui, en lui stipulant clairement votre refus.

Peut-être préférerez-vous qu'il utilise la communication non verbale pour exprimer son état de manque, voire de détresse. A l'opposé, vous pouvez choisir de lui interdire toute manifestation d'impatience. D'éventuels gémissements de sa part, pour autant que vous les lui autorisiez, peuvent aussi vous permettre de mieux cerner ses manques ou de juger la manière dont il a été marqué par une punition.

Le soumis en attente

Etablissez des règles de comportement que votre soumis doit respecter lorsqu'il est en attente. A-t-il implicitement le droit de s'asseoir en attendant de recevoir un ordre ? Ou a-t-il le droit de ne s'asseoir que lorsqu'il se sent fatigué ? Lui permettez-vous de se diriger vers le canapé lorsqu'il désire vous suggérer de le rejoindre pour un moment de tendresse ? Ces règles seront probablement mouvantes au fil du temps, en fonction de votre maîtrise et du degré de soumission que vous imposerez à votre homme.

   Intensité de votre amour

L'amour, au sein de n'importe quel couple, nécessite des bases saines telles que confiance, respect, complicité et autres. Votre relation de soumis et dominatrice mettra en valeur ces piliers de votre couple. Votre amour en sera renforcé. Toute femme est en droit de vouloir que son homme soit à la hauteur en tous points par rapport à ce qui suit. Si ce n'est pas le cas du vôtre, vous aurez tout intérêt à l'y éduquer à relativement courte échéance.

Sa confiance en vous

Votre soumis a une confiance totale en ce que vous lui offrez, en particulier dans le fait que vous n'allez pas le délaisser sur le plan affectif. Cette confiance contribue largement à lui donner la force d'attendre parfois de recevoir votre affection. C'est sa confiance en vous, et rien d'autre, qui lui permettra de supporter tant bien que mal que vous laissiez quelquefois son compteur affectif, tel que défini dans la page sur le sexe, demeurer dans le négatif.

Le respect

Votre soumis désire sans doute vous respecter et doit vous respecter en permanence. Quant à vous, efforcez-vous de respecter son voeu de soumission.

Le respect que vous portez naturellement à votre mari est de nature à vous inciter à tempérer votre domination. Or, votre soumis désire que vous fassiez un plein usage de cette dernière. Vous respecterez bien plus son voeu de soumission en exerçant pleinement vos droits sur lui, plutôt qu'en le ménageant d'une manière ou d'une autre ou en le mettant d'égal à égal avec vous. Mieux vous assumerez votre domination, plus vous apporterez à votre homme la preuve de votre respect total.

Par ailleurs, respectez sa conception de la pureté de votre amour. Par exemple, abstenez-vous d’accrocher le portrait de votre vieille tante au mur de la chambre à coucher si votre homme considère que cette photo trouble votre intimité.

L'engagement envers l'autre

Votre relation de soumission et domination vous donnera beaucoup de plaisir à vous engager fortement l'un pour l'autre. De l'amour que vous offrirez à votre homme dépend la solidité de sa promesse de vous procurer un maximum de bonheur et de plaisirs. Il est vrai que ce sera généralement à vous de lui rappeler ses défaillances en la matière puisque vous êtes la dominatrice. Quant à vous, souvenez-vous que votre engagement le plus fondamental est de rester attentive à son besoin d’amour.

La fidélité

Promettez-vous fidélité totale. Cette promesse une fois établie, il vous sera agréable de la tenir et vous pourrez en être fiers. Elle restera solide, par votre homme du fait de sa soumission, et par vous parce que vous renoncerez à chercher ailleurs un homme moins bien que celui que vous avez à la maison.

La complicité

Le fait que votre soumis remette tout son être entre vos mains, et le fait que vous acceptiez totalement ce fait et que vous en tiriez parti, constituent aussi une forme précieuse de complicité.

Votre homme vous pardonnera nécessairement en tant que soumis. Quant à vous, vous lui accorderez, de manière plus ou moins clémente, votre pardon en tant qu'éducatrice. Il bénéficiera de votre écoute sans en abuser, tout comme il sera tenu de vous écouter. Vous aurez le droit de vous montrer égoïste, ce à quoi il devra se résigner.

L'harmonie

Votre rapport de domination et de soumission favorise la recherche de l'harmonie. Il se peut que vos prédispositions à la domination soient plus développées que le sont celles de votre homme à la soumission, malgré son consentement à se soumettre. Dans ce cas, prenez plaisir à le sensibiliser, avec tact et au fil des semaines, à votre propre conception de l'harmonie de couple. Profitez réellement de le conditionner à se comporter et à réagir selon vos attentes. Donnez aussi de temps en temps l'occasion à votre soumis de reformuler ses voeux par rapport à votre couple.

A l'inverse, si votre soumis est particulièrement volontaire, et que c'est vous qui êtes moins encline à le dominer, laissez-le vous amener gentiment à goûter aux joies que peut vous procurer le statut de dominatrice. Questionnez-le afin d'être toujours rassurée quant à l'image qu'il se fait de votre couple.

Dans les deux cas, vous avez les moyens de faire se rejoindre vos aspirations respectives.

Le désir

Tout comme dans une relation amoureuse classique, vous serez tantôt attirés l'un vers l'autre, tantôt simplement heureux d'être ensemble. Reconnaissez cette alternance comme une richesse qui contribuera à vous faire apprécier votre rapport de domination et à entretenir l'ardeur de votre amour.

Régalez-vous des manifestations de désir de votre soumis. Avant que votre homme ne devienne votre soumis, peut-être ressentiez-vous de la pression de votre homme que vous étiez près de qualifier d'obsédé sexuel. Maintenant que vous êtes sa dominatrice, vous pouvez lui imposer les limites qui vous conviennent. Prenez-le comme une chance, si, matin après matin, il regarde vos seins avec insistance au moment d'enfiler votre soutien-gorge.

Les petits plus qui entretiennent la flamme

Réceptivité

Soyez sensible à ce que votre soumis vous procure, en attachant de l’importance à chaque détail de ce qu’il vous apporte. Plus souvent vous vous montrerez attentive au soin dont il fait preuve, plus il se sentira encouragé et sera appliqué.

Inventivité

Ayez conscience que si ce document vous fournit de nombreux exemples de manières de dominer votre soumis, votre imagination peut vous en fournir beaucoup d'autres. Prenez la peine de mettre cette dernière à l'oeuvre.

Pas de séquence perdant-perdant

Ne faites rien, et ne faites rien faire à votre homme, qui vous pénalise tous les deux.

Notamment, ne lui faites pas de remarque blessante et trouvez autre chose à la place. Les remarques blessantes sont des raccourcis faciles. Le temps que vous gagnez à avoir un mari soumis est une des bonnes raisons de vous abstenir de recourir à ces derniers, simplement en prolongeant le propos de quelques minutes supplémentaires.

Importance des petits plus et des petits moins

En amour, il suffit parfois, ne serait-ce qu'à un détail près, d'un petit changement d'habitudes, ou d'une petite résolution prise à deux, pour apporter une nouvelle couleur et renouveler la passion amoureuse. A l'inverse, une petite variation peut parfois suffire à perturber votre amour. Un détail négligé de manière répétitive peut ternir votre vie de couple, alors que votre statut de dominatrice vous donne tous les atouts pour le régler.

Les exemples de ce qui précède sont souvent simples. Par exemple, sur le plan de la longueur des baisers, votre conjoint souffre peut-être que vos baisers disséminés tout au long de la journée soient trop courts, de l'ordre d'une seconde en moyenne. Multipliez leur longueur par trois. Cela vous freine de deux secondes supplémentaires dans votre occupation courante, mais peut accroître considérablement le bien-être de votre soumis tout au long de la journée.

Améliorez aussi bien les détails communs à tout type de couple que d'autres inhérents à votre relation de domination et de soumission.

Prendre le temps

Prenez le temps de dominer votre soumis. Donnez autant d’importance à l’acte même de lui demander quelque chose qu’au bénéfice que vous en tirez. Votre domination doit rester un don que vous lui faites. Evitez de le dominer machinalement. Le fait que vous laissiez de temps à autre votre domination s’estomper durant quelques jours, même en continuant à utiliser votre soumis plus ou moins inconsciemment, n’est pas grave pour autant que cela se produise peu fréquemment.

Il ne s'agit pas juste de penser suffisamment régulièrement à lui donner. Il s'agit de faire de votre homme l'une de vos premières priorités. Arrêtez-vous souvent pour ne vous consacrer qu’à lui, en faisant abstraction de votre prochaine activité et de vos éventuels soucis, et profitez autant que lui des moments d'amour que vous lui offrirez. Songez qu’il vous rendra largement ce temps précieux que vous lui donnez. Vous sachant de surcroît propice à varier les moments que vous choisissez, votre homme sera tenu en haleine et d'autant plus docile.

   Le dialogue au quotidien

Votre soumis doit savoir que, du fait que vous êtes une femme, vous avez un besoin vital de parler et de communiquer.

Les hommes sont reconnus pour n'écouter que partiellement leurs épouses et ne retenir que l'essentiel. De plus, il est courant qu'un homme parle nettement trop peu pour satisfaire le besoin de communication de sa femme.

Demandez à votre soumis de s'améliorer sur ces points. Exigez de lui qu'il s'exprime de manière très ouverte et qu'il développe le fond de sa pensée. Obligez-le à vous fournir suffisamment de détails, et pas uniquement ceux qu'il juge utile de préciser, comme le font de nombreux hommes.

Si vous le trouvez carrément taciturne, aménagez-lui du temps pour des travaux de recherche, par exemple sur Internet, à propos de sujets de votre choix, dont vous pourrez discuter ensuite.

Vérifiez, non pas quotidiennement mais plutôt en prenant de temps en temps du recul, que votre soumis s'intéresse encore à votre quotidien et qu'il dialogue suffisamment avec vous à propos des détails de votre vie. Interrogez-le inopinément sur ce que vous venez de lui dire. Si vous le trouvez durablement trop renfermé, demandez-lui de se corriger. Si une telle demande peut s'avérer le plus souvent vaine dans un couple classique, votre soumis doit savoir qu'il est de son ressort particulier de faire véritablement l'effort de s'améliorer sur ce point. Faites-lui remarquer ses progrès par la suite. N'oubliez pas cependant qu'il est normal qu'il arrive de temps en temps à un homme de se renfermer. Cette fâcheuse caractéristique est mise en évidence dans certains livres de psychologie du couple.

D'autre part, inculquez-lui le réflexe de s'abstenir de vous interrompre. Vous aurez avantage, en revanche, à le laisser mettre en question les idées que vous exposez. Toutefois, exigez qu'il s'abstienne de déprécier vos discours.

Faites-lui lire de la psychologie du couple si vous trouvez ses propos inconvenants, irrespectueux, trop souvent malvenus ou trop maladroits.

Dépourvue de frictions, disputes de territoire ou autres, votre domination génèrera inévitablement une ambiance moins mouvementée qu'au sein d'un couple conventionnel. Vous pouvez néanmoins maintenir le dialogue en insistant sur le détail de ce que vous ordonnez ou décidez, sur les raisons précises qui font que vos choix sont bénéfiques, et sur la satisfaction que vous retirez de commander votre soumis selon vos envies. Au surplus, vos autres sujets de discussion auront d'autant plus libre cours qu'ils ne seront pas gâchés par des querelles.

   La magie du soumis parfait

L'idée d'un monde loin d'être parfait, ancrée dans vos pensées depuis longtemps, est de nature à vous empêcher de croire à la perfection de votre homme. Par ailleurs, aucun homme n'est parfait, mais le vôtre est déjà une perle rare puisque vous l'avez épousé. L'idée de bénéficier d'un soumis approchant la perfection a pourtant un sens, dès lors que votre homme cherche à la concrétiser.

La soumission renferme sa part de magie, tout comme l'amour au sein de votre couple. Votre homme aspirera, tôt ou tard, à être un soumis exemplaire, nourri par le fantasme de bâtir un amour parfait.

Au cas où vous auriez quelques réticences à dominer votre soumis en profitant de son dévouement pour vous, admettez qu'il s'agit de quelque chose de magique: cela vous rendra beaucoup plus encline à vous laisser transporter par les charmes de ce mode de relation. Admettre cela, c'est parier que cela puisse marcher, malgré le fait que cela puisse être considéré au départ comme un énorme fantasme. Or, la réalisation des fantasmes est à considérer, selon la plupart des psychologues, comme un risque important de déceptions et désillusions. Il s'agit donc d'une occasion à prendre ou à laisser. Cette page vous explique en quoi il serait dommage de la laisser.

Les comportements, performances et autres de votre soumis vous rappelleront régulièrement cette magie. Vous remarquerez par exemple à quel point il a pris la bonne habitude, selon vos consignes, de ne jamais se déplacer en chaussettes, même pour deux mètres, y compris hors de votre vue, à partir d'un stade d'éducation suffisamment avancé. Vous apprécierez le soin qu'il met à faire peu de bruit de vaisselle pendant que vous regardez la télévision. Vous savourerez la délicatesse des massages qu'il vous dispense ainsi que son constant dévouement à vous les offrir à chaque demande.

Votre soumis étant attiré par vous, il atteindra naturellement un stade, puis un autre, devenant à chaque fois un peu plus à vous. La plupart des hommes s'arrêtent au premier stade, à savoir celui de s'efforcer, de manière approximative, de répondre aux demandes émises par leur épouse. Laissez faire sa nature de soumis. Vous pourrez ainsi contempler la passion qu’il vous voue et en retirer un maximum de plaisir.

Il ne s’agit surtout pas de laisser votre homme s’imaginer qu’il est plus parfait qu’un mari conventionnel, il s’agit de faire en sorte qu’il le soit vraiment. Le but n’est pas de vous bercer d’illusions, mais de concrétiser ce potentiel de votre couple.

Si vous avez à coeur d'être une dominatrice parfaite, cela doit rester un don que vous choisissez de lui faire, et non résulter d'une quelconque pression psychologique qu'il vous ferait subir. Eduquez-le à remarquer le soin avec lequel vous le traitez. Prenez soin de lui rappeler régulièrement de ne s'en tenir qu'à des suggestions ou demandes concrètes, et de ne jamais émettre de jugement négatif sur la perfection dont il aimerait vous voir faire preuve. La perfection de votre soumis ne lui confère aucune immunité que ce soit.

En outre, réjouissez-vous à l'idée de pouvoir obtenir, à plus longue échéance, sa soumission inconditionnelle sur le plan sexuel.

La perfection de votre soumis ne doit cependant pas être une finalité. Elle ne doit pas devenir une condition nécessaire à votre plaisir de bénéficier de vos privilèges. Oeuvrez à lui faire approcher la perfection, mais ne soyez pas déçue qu’il ne l’ait pas atteinte. Réjouissez-vous à l'idée que chacune de ses imperfections vous donne l'occasion de l'amener à s'améliorer: cela fera partie de vos désirs. Compter sur sa perfection absolue ne peut que vous conduire à la déception.

Sa manière d'être

On ne peut pas changer le caractère d'une personne, dit-on. Cependant, vous pouvez réviser la façon d'être de votre soumis. Vous serez peut-être surprise de trouver de petits défauts qui ne sont pas vraiment attribuables à son caractère. Ces défauts-là peuvent être corrigés.

Beaucoup de parents subissent les conséquences de telle ou telle lacune, remontant parfois jusqu'à plusieurs années, dans l'éducation donnée à leurs enfants. En particulier, les parents ont le plus souvent toutes les peines à rétablir une autorité qui leur a fait défaut auparavant. Or, votre cas est foncièrement différent, puisque votre homme, heureux que vous puissiez corriger ce qui vous déplaît en lui, désirera vous épargner toute résistance de sa part.

Il pourra notamment vous arriver d'identifier un défaut que vous avez supporté jusque là par habitude et plus ou moins inconsciemment. Le fait que votre soumis se mette parfois à lever la voix est un exemple d'incommodité chronique qui durera tant que vous ne prenez pas de mesure pour y remédier. Demandez-lui de contrôler dorénavant le ton de sa voix, de manière à ce qu'il ne hausse plus jamais hausser le ton. Son désir de se soumettre à vous le motivera amplement à exaucer votre souhait. Laissez-lui quelques jours pour se corriger.

Quant à une éventuelle agressivité de sa part, il vous sera nécessaire de savoir si elle est inoffensive ou si c'est un trait de caractère indélébile. Dans le premier cas, vous aurez avantage à faire disparaître ce défaut aussi tôt que possible. Dans le second, et ainsi que déjà évoqué au chapitre deux, il vaut mieux considérer votre homme comme inapte à se soumettre.

   Votre flexibilité

Si votre soumis doit vous servir au mieux, ne vous imaginez pas, et ne le laissez pas imaginer, que sa soumission puisse résoudre toutes les manifestations d'émotions négatives que vous éprouverez, et ce malgré les conseils fournis au chapitre trois visant à réduire ces dernières.

Par exemple, bien que votre soumis est tenu de faire son possible pour éviter de vous fâcher, il doit être conscient que vous avez le droit d'être énervée puisque l'énervement est une émotion normale.

De votre côté, vous pouvez également aussi faire preuve de souplesse en relation avec votre domination. Par exemple, laissez à votre homme la possibilité de tenter de vous offrir un réveil agréable avec intention de faire l'amour. Cette autorisation d'insoumission constitue un cas de figure où votre homme peut vous apporter plus que si, invariablement, vous lui fassiez attendre docilement votre réveil. Vous pouvez naturellement mettre un terme à sa tentative ou alors vous laisser faire, en fonction de ce que votre état d'éveil vous permet de décider. Une solution médiane consiste à lui permettre juste de glisser sa main sous la vôtre, à titre de bonne manière. Votre premier choix de la journée sera alors celui de vous laisser réveiller ou de vous offrir du temps de sommeil supplémentaire.

Un autre moyen de vous donner le temps de décider est de le tenir en respect pendant que vous réveillez petit à petit. Alors qu'il est sur le dos à côté de vous en train d'attendre d'hypothétiques câlins, prenez-lui la main et posez-la lui sur son torse. Maintenez cette dernière sur sa poitrine pour que, ainsi immobilisé aussi longtemps que durera votre réveil complet, votre soumis se sente totalement soumis et condamné à patienter.

   Dérives du soumis, réelles ou non

En comparaison avec les dérapages mentionnés dans le chapitre sur le cerveau de votre soumis, ce paragraphe-ci décrit des déformations du comportement ou de la manière d'être de votre soumis, dommageables à votre domination à moyen terme ou à long terme.

Indocilité apparente

Il se peut que votre soumis soit trop lent, endormi ou nonchalant malgré lui. Lorsque cela se produit, réagissez de manière constructive plutôt que de vous laisser gagner par l’agacement. Par exemple, au supermarché, si votre soumis traîne trop loin derrière vous, exigez par exemple qu’il fasse en sorte que cinq secondes vous suffisent pour déposer chaque article acheté dans votre caddie.

Manque de progrès

Un manque de progrès de votre soumis peut être dû à une mauvaise volonté de s'améliorer sur un point précis. Lorsque votre soumis commet une faute à répétition, alors que son aptitude à s'améliorer est manifeste, prenez soin d'amplifier la punition afin de le motiver à se corriger rapidement et durablement.

Mauvaise humeur

Les changements d'humeur de votre soumis seront le plus souvent dus à son manque de vous, dans les moments où il considère qu'il aurait droit à plus de démonstration d'amour de votre part, à tort ou à raison. Définissez quelles manifestations d'humeur vous êtes prête à tolérer, et fixez-lui le plus clairement possible les limites à ne pas franchir. Cela fera partie de son éducation que de lui apprendre à savoir comment réagir lorsqu'il sent sa mauvaise humeur l'envahir. L'objectif à atteindre est que ses manifestations de mauvaise humeur se fassent rares et sous une forme qui ne vous importune pas.

Pour autant que vous sachiez rester détachée, éduquez votre soumis à exprimer son malaise plutôt que de se montrer d'humeur désagréable. Le cas échéant, vous choisirez le moyen le plus adapté pour vous éviter de devoir subir cette dernière, en fonction de votre style de domination. Etant la dominatrice, vous avez toute latitude d'exiger une explication claire et complète de la part de votre homme. La dominatrice disponible optera plutôt pour lui faire passer cette dernière en usant simplement d'une bonne dose de douceur, sans forcément lui en demander. Vous êtes cependant libre d'opter pour une punition.

Tentez de comprendre les réactions de votre soumis. Concernant d'éventuels accès de mauvaise humeur, ayez en tête une liste des causes possibles, que vous pouvez enrichir au fil de votre expérience, et que vous pourrez passer en revue mentalement lorsque nécessaire.

Les causes de la mauvaise humeur de votre homme sont souvent simples. Par exemple:

  • Il souffre que vous n'ayez pas pris cinq minutes pour un câlin avant de vous lever.
  • Il a besoin que vous l'aidiez, par vos encouragements mêlés de tendresse, à se faire à l'idée de devoir accomplir une tâche longue ou rebutante.
  • Vous vous êtes énervée à cause de lui et avez gardé votre irritation pour vous au lieu de le sanctionner. Vous lui avez transmis votre énervement malgré vous. Vous sentant victime de sa faute, il est frustré que vous en pâtissiez sans le sanctionner.
Si votre soumis soupire, ne l'interprétez pas d'emblée comme de l'irritation ou comme un accès de mauvaise humeur de sa part. N'oubliez pas qu'un soupir peut tout simplement être provoqué par un besoin accru en oxygène, souvent consécutif à un petit effort, ou encore par la détente d'un câlin très attendu. N'hésitez pas à interroger votre soumis s'il fait un soupir qui vous inquiète ou vous contrarie.

Il est capital que vous fassiez face à la mauvaise humeur de votre homme, d'une manière ou d'une autre, afin de ne pas devoir en souffrir pendant plusieurs heures, voire toute une journée. Lorsque le coeur vous en dit, lancez-vous le défi de faire cesser sa mauvaise humeur en recourant à votre douceur et votre affection.

Votre soumis doit être conscient que, malgré tout le soin qu'il apporte à vous servir, vous puissiez vous laisser parfois gagner par de la mauvaise humeur. Efforcez-vous de lui apprendre comment il doit réagir à un changement d'humeur de votre part. Soyez consciente que votre soumis peut être très attristé par votre mauvaise humeur, et que celle-ci risque fort de le mettre de mauvaise humeur à son tour.

Les disputes

Le fait d'avoir un homme soumis peut complètement éradiquer les disputes de votre couple. Il est commun de dire qu'un couple qui ne se dispute jamais fonctionne moins bien que les autres. Cette affirmation tend à supposer que la résolution d'un problème nécessite souvent une dispute. Or, discuter et communiquer suffisamment sert à éviter d'entretenir les conflits, même s'il n'y a pas de dispute à la clé. C'est pourquoi cette page prétend que l'absence de disputes n'a rien de nuisible à votre couple.

Pour un couple habitué aux réconciliations sur l'oreiller, l'absence d'énervements consécutive à l'instauration de votre relation de soumission et de domination peut entraîner une baisse fâcheuse de fréquentation du lit. Si vous le considérez tous deux comme un inconvénient, vous pourrez toujours vous débrouiller pour continuer à vous disputer un peu.

Par ailleurs, sachez, à ce sujet, qu'un homme qui se défoule d'une dispute par le biais du sexe peut être soupçonné d'être un homme violent potentiel. Assurez-vous donc que vos réconciliations sur l'oreiller se fassent dans la douceur.

Les taquineries

Vos taquineries

Taquiner votre soumis de manière puérile revient à abuser de son voeu de soumission. Aussi bien au plan physique que psychologique, toute taquinerie de votre part serait perçue par votre soumis comme de l'immaturité de votre part. Vous lui gâcheriez la vie. En termes clairs, efforcez-vous de vous abstenir de vous comporter en emmerdeuse.

Toutefois, une taquinerie élaborée peut être perçue de manière positive comme une touche de domination. Supposez que vous veniez d'agresser la joue de votre homme avec une lingette de nettoyage. Si cet acte est accompagné d'un ordre ferme d'aller se nettoyer le visage, votre soumis l'assimilera très positivement à une touche de domination. Si vous l'avez fait sans raison apparente, attendez-vous à ce que plus vous en paraîtrez amusée, plus votre homme se sentira blessé, voire déçu de vous.

Une fois cette distinction faite, respectez de toute façon le principe de ne jamais énerver votre soumis. Si votre soumis montre des signes d'énervement, c'est que votre domination est mauvaise. Pour savoir ce que qui est propice à énerver votre homme, ne vous fiez pas trop à votre sens de la logique, celui des hommes étant bien différent de celui des femmes.

Si vous êtes de nature à jouer parfois à l'emmerdeuse de manière irrésistible, faites au moins l'effort de ne pas faire dans la demi-mesure. Exploitez ce trait de caractère pour humilier de temps en temps votre soumis. Par exemple, faites-lui embrasser sa propre main en lieu et place de la vôtre.

Les taquineries de votre soumis

Les taquineries de la part d'un homme sont le plus souvent verbales. Le plus simple est d'interdire complètement à votre soumis de vous taquiner, si c'est ce que vous préférez. Une autre solution consiste à le lui autoriser, mais en recourant aux punitions s'il abuse. La dominatrice futée pourra stipuler à son soumis le principe suivant: elle se réserve le droit de lui infliger ou non une punition agréable s'il l'a taquinée avec toute la modération requise, et une punition désagréable dans le cas contraire.

   Entretien de votre rapport de domination et soumission

Briser la routine

Il est courant d'affirmer que la routine au sein du couple peut être évitée, en recherchant des variations et en se surprenant l'un et l'autre. Le somme des suggestions contenues dans ce site va dans ce sens.

Variété, variations

Offrez de la variété à votre soumis, en variant sur tous les plans possibles. Les variations possibles sont nombreuses:

  • Pour toute suggestion de ce site comportant un choix entre deux ou plusieurs possibilités, ne choisissez pas toujours la même: optez tantôt pour une, tantôt pour une autre.
  • Exploitez toutes les ressources de votre domination. Ne vous focalisez pas que sur le travail. Pensez aux autres aspects tels que éducation, punitions et gâteries.
  • Revisitez périodiquement ce site et remettez en pratique des aspects que vous avez eu tendance à oublier.
  • Variez volontairement les moments, le rythme et la sévérité de votre domination.
  • Jonglez avec les moyens de communication: la voix, le mot manuscrit, le message électronique, le geste.
  • Ne pas varier pendant plusieurs jours de suite peut, de temps à autre, faire office de variation. Par exemple, faites travailler votre soumis pendant trois soirées de suite sans aucune surprise, puis cueillez-le ensuite, à point pour de chaudes retrouvailles.
  • Offrez-vous des plaisirs spontanés et d'autres planifiés.
  • Alternez préméditation et improvisation quant au choix du sort que vous allez réserver à votre soumis.
  • Vous pouvez tantôt prévenir votre soumis de l’utilisation que vous allez faire de lui, tantôt lui faire la surprise spontanément.
  • Réjouissez-vous dans les deux sens du terme: réjouissez-vous de ce que votre soumis vous apporte sur le moment, et réjouissez-vous de ce qu'il peut vous faire obtenir.
Pensez au fait que tout peut être varié. Ecrivez cinq à dix phrases décrivant les prochaines réjouissances de votre soumis. Ensuite, changez deux ou trois détails de votre prose: l'endroit, le moment, la durée, la position de votre soumis, quelles seront ses libertés de mouvement ou autre, comment vous allez l'utiliser, ce que vous allez lui faire endurer.

Profitez du passage à la nouvelle année pour prendre une ou plusieurs bonnes résolutions en ce qui concerne votre homme.

Renouveler de temps en temps les plaisirs est nécessaire. Ne tombez pas pour autant dans le travers de la société actuelle de rechercher sans cesse la nouveauté et de vouloir changer pour changer. Faites donc dans la nouveauté, mais avec une large modération.

Entretien périodique

Comme suggéré ci-dessus, revisitez ce site de temps en temps, afin de vérifier périodiquement que vous exploitez toutes les ressources possibles de votre rapport de soumission.

Si, après maintes lectures, vous ne saisissez toujours pas le propos de tel ou tel paragraphe, il peut être bénéfique de remettre une photocopie du passage concerné à votre soumis. Cela lui permettrait en effet de vous apporter d'éventuels éclairages concernant des situations ou des conseils susceptibles de vous mettre mal à l'aise.

Ayant l'avantage d'être une femme, vous ne devriez avoir pas trop de peine à engager une discussion à propos d'un éventuel malaise ou souci que vous pourriez avoir.

Vérifiez que vous ne vous sentez pas accablée par la responsabilité de gouverner la vie de votre soumis. Il est essentiel que, aussi souvent que vous le souhaitez, votre homme vous rassure totalement, d'une part sur le fait qu'il assume son choix, d'autre part que sa soumission lui procure bonheur et épanouissement total. Remémorez-vous au besoin en quoi votre relation de soumission et domination est censée vous apporter de la sérénité et non des soucis, et quels nombreux avantages elle peut vous apporter tout en vous épargnant les inconvénients.

Méditez aussi de temps en temps à propos du voeu de soumission de votre mari. Si votre soumis essaie manifestement de grignoter du terrain d’une manière abusive, faites-le lui d'abord reconnaître, puis remettez-le à sa place ou redéfinissez vos exigences.

Le regard en arrière

Prenez le temps, de temps en temps, de contempler les progrès effectués. Abordez franchement d'éventuelles régressions ressenties par l'un ou par l'autre. Gardez à l'esprit que votre rapport de soumission ne vous affranchit pas de vivre des hauts et des bas, malgré votre soin à mettre en oeuvre les moyens d'éviter les bas.

Contemplez la force du lien qui soude votre couple, ainsi que l’esprit d'ouverture et le sens de la communication qui y règnent. Exploitez votre aptitude à vous remettre en question et, tout en trouvant d'éventuelles innovations, constatez à quel point vous vous entendez bien sur la direction suivie. Une remise en question importante est celle d'évaluer la qualité de la communication. Constatant que cette dernière est parfois très relative, vous pourrez discuter des manières de l'améliorer encore.

Si votre soumis approfondit une discussion à un rythme trop effréné pour vous, ou si le dialogue prend une tournure à laquelle vous ne vous attendiez pas, vous êtes naturellement habilitée à stopper net la discussion et à la remettre au lendemain.

Planifier les moments auxquels votre soumis peut vous exposer ses griefs est un moyen efficace d'éviter que ceux-ci ne puissent surgir à n'importe quel moment, comme c'est généralement le cas dans un couple classique. En particulier, vous vous épargnez le risque de passer une soirée empreinte de ressentiment, consécutive à une manifestation de sa mauvaise humeur, en particulier s'agissant d'une soirée spéciale dont vous vous êtes réjouie de longue date.

Il peut arriver à votre soumis de trembler pendant une discussion sur la soumission. Si ce défaut ne disparaît pas avec le temps, prenez-le positivement comme une preuve de son inclination à s’en remettre à vous.

Par nature, un homme se concentre généralement sur un nombre limité de sujets ou problèmes à la fois, voire généralement sur un seul à la fois. C'est pourquoi, selon les périodes, votre soumis souffrira parfois sur l'un ou sur l'autre des aspects de sa soumission. Cela vaut tout particulièrement lorsqu'il se sent manquer de vous. Tantôt il vous implorera de passer plus de temps à parler avec lui d'amour et de soumission, deux mois plus tard il souhaitera exprimer des critiques constructives sur votre éventuelle appréhension à le punir.

Cette tendance à concentrer son attention sur un sujet l'empêche souvent de reconsidérer le reste de manière complète. Cette observation s'applique en particulier à l'exemple des serviettes mentionné dans le paragraphe sur les modes d'expression. Lorsque votre homme oublie de mentionner un aspect positif, le plus approprié sera en général de l'amener avec indulgence à mentionner également ce qui va bien et à s'en montrer reconnaissant.

Votre soumis au classement général

Profitez d'un dîner chez un couple d'amis pour relever mentalement une qualité ou un défaut de l’ami en question. De retour à la maison, vous pourrez féliciter votre homme d'être le meilleur des deux, pour autant, bien sûr, qu'il le soit effectivement sur ce point précis. Dans le cas contraire, vous pourrez entreprendre un complément d'éducation afin qu'il s'améliore.

Si vous avez une activité professionnelle salariée, et que vous constatez tel ou tel défaut de fonctionnement de l'entreprise qui vous emploie, profitez de vous interroger sur un éventuel défaut similaire à l'échelle de votre couple, notamment en matière de communication et d’organisation. Peut-être cela vous aidera-t-il à trouver d'éventuelles idées d’amélioration.

L'humour

Votre rapport de soumission et de domination n’empêche pas l’humour d’avoir sa place dans votre couple.

Si votre humour ne plaît que partiellement à votre soumis, sentez-vous libre de le lui imposer néanmoins, puisque vous êtes sa dominatrice. Soyez toutefois consciente qu'un humour qui l'horripile sera propice à ternir son admiration pour vous, ce qui peut avoir une influence négative sur l'amour qu'il vous porte.

Quant à l'humour de votre homme, exigez qu'il s'abstienne des genres de blagues que vous n'appréciez pas. En particulier, faites-le renoncer à toute blague salace déplaisante.

Ne recourez qu'à de l'humour franc. Ne faites usage de l'ironie que pour être drôle. Abstenez-vous de toute ironie blessante. Ne mêlez pas non plus domination et soi-disant humour: évitez le genre de réflexion vous servant à vous montrer drôle pour un motif psychologique quelconque, mais qui n'est substantiellement pas amusante.

Votre rapport de domination et de soumission est un engagement très sérieux. C'est sans doute pourquoi l'humour n'y a sa place que lorsqu'il n'ébranle pas la solidité de votre relation. Le ton de la plaisanterie utilisé pour conduire une discussion sur votre domination, ou lors d'une mise au point faite à la volée avec votre soumis, est à proscrire. Votre soumis aspire à avoir une totale confiance en vous, et à besoin d'être sécurisé à propos de votre maîtrise vis-à-vis de lui. Or, de l'humour, voire du soi-disant humour, serait le plus souvent perçu par votre soumis comme un élément perturbant par rapport à la franchise et la profondeur d'une discussion.

Marques de tendresse déplacées

Si votre soumis est autorisé à prendre l'initiative de venir vous embrasser, attendez-vous à ce qu'il le fasse parfois à un mauvais moment. Un soumis maladroit peut particulièrement manquer de remarquer son inconvenance, par exemple lorsque vous n’avez pas fini d’évacuer le stress d'une contrariété quelconque. L'erreur de votre homme est ici de ne pas avoir pensé qu'il puisse s'agir d'un mauvais moment, voire de vous avoir désirée au point de ne pas s'être rendu compte de la situation. Spécialement si vous êtes trop peu demandeuse de câlins à son goût, prenez soin de lui faire prendre conscience de ce genre de maladresse. Vous lui éviterez ainsi de se méprendre désagréablement sur votre manque d'enthousiasme pour ce baiser qu'il vous demandait.

Un soumis maladroit est capable de terribles malentendus, comme vous demander une spécialité particulière en ayant oublié que vous lui avez justement précisé la veille votre intention de vous documenter sur le sujet. Croyez qu'il ne s'agit probablement que d'un oubli, d'une maladresse ou d'un état de manque de tendresse, et non d'une relance malvenue concernant vos promesses. Si vous ne croyez pas à une telle coïncidence, ou si sa demande vous a froissée, faites-en lui part et punissez-le éventuellement pour sa maladresse.

Apparences et manipulation

Evitez de cacher vos faiblesses à votre soumis. Si vous tentiez de les cacher ou de les nier, il le ressentirait comme une inaptitude à être sa dominatrice.

Efforcez-vous de regarder vos faiblesses en face, et non de vous les cacher à vous-même. Votre soumis sera ravi de constater que vous tentez de les améliorer afin de perfectionner votre art de le dominer.

Vérifiez que vous ne vous cachez en aucune manière derrière des apparences. Désirant vous accepter telle que vous êtes, votre homme aura tendance à souffrir de toute dissimulation de votre part. Avec votre soumis, il n'y a aucun inconvénient à vous dévoiler complètement. Vous pourrez librement paraître telle que vous êtes réellement.

Par ailleurs, une différence entre l'être et le paraître est souvent révélatrice d'un défaut que vous ne voulez pas résoudre, et qui peut parfois être corrigé. Or, souvenez-vous que le souci de votre homme de vous servir au mieux inclut le désir de vous éviter un maximum de désagréments. Vous l'enchanterez donc en vous efforçant de résoudre, en recourant à lui, d'éventuels menus problèmes que vous auriez.

La manipulation

Votre relation de domination et de soumission, si belle puisse-t-elle, reste exposée à un risque potentiel de manipulation de l'un des conjoints par l'autre, tout autant que dans n'importe quel couple, si ce n'est encore plus. Il est important de savoir le tuer dans l'oeuf, au cas où la situation se présenterait.

La manipulation, ainsi que le double jeu, vont à l'opposé de la confiance mutuelle. Ils sont donc à bannir de vos rapports de couple. Par amour, vous prendrez soin tous les deux, de manière naturelle, de ne jamais y recourir. Vous ferez également preuve de vigilance afin que ce procédé ne puisse s'immiscer pernicieusement dans votre couple.

Dominatrice manipulatrice

Le pouvoir dont vous jouissez vous permet d'obtenir de votre homme ce que vous voulez, sans détour. Dès lors, manipuler votre soumis reviendrait à une incompétence de votre part. Par extension de ce principe, ne simulez jamais pendant un rapport sexuel. La qualité et la solidité de votre amour, ainsi que vos droits de dominatrice au plan sexuel, vous donnent tous les atouts pour trouver une sexualité épanouie exempte de faux-semblants. Votre soumis considèrerait vos simulations, à juste titre, comme de la haute trahison par rapport aux fondements de votre rapport de soumission.

Vous pouvez toutefois vous permettre de manipuler votre soumis dans le cadre d'un jeu, pour autant que, à un certain stade, vous l'ameniez à se rendre compte que vous l'avez manipulé.

Il est évidemment hors de question que, par manipulation à long terme, vous rendiez votre soumis démesurément dépendant de vous. Par comparaison, toute femme respectant son mari n’a pas à pousser celui-ci à sombrer dans l’alcool.

Soumis manipulateur

Décidez dans quelle mesure vous tolérerez de gentilles ruses que votre soumis déploierait afin de vous inciter à l'embrasser, ou de satisfaire son envie de vous. Si votre soumis est résolument gentil, de la manipulation de sa part reflètera en général un état de détresse, en général un manque de sexe, et non une intention malsaine. Le fait que vous répondiez à cet appel de détresse ne signifiera pas forcément qu'il vous aura manipulée, dans la mesure où vous aurez répondu à son besoin naturel de recevoir de votre amour.

Un soumis moins gentil risque d'être tenté de vous manipuler de manière malsaine pour gagner plus que ce que vous voulez lui offrir. Montrez-vous à la hauteur face à tout comportement suspect, notamment face à un semblant de chantage affectif, ou en cas d'indocilité dissimulée, voire simulée. Le fait de vouloir vous manipuler est un agissement grave de votre soumis. Selon les circonstances et selon la solidité de votre relation, punissez-le sévèrement ou discutez-en ouvertement. Faites toutefois la part des choses. Une ruse pour obtenir un simple baiser supplémentaire est bien moins grave qu'une manoeuvre dissimulée sur le plan psychologique.

Une tentative de manipulation de la part de votre soumis peut aussi consister à manipuler vos souhaits pour s'économiser des efforts. Pour vous éviter une telle suspicion, assurez-vous régulièrement de sa volonté de mettre son égoïsme au placard.

En cas de doute, offrez-lui à son insu une occasion de vous manipuler, et prenez-le sur le fait s’il en profite. Infligez-lui alors une punition suffisamment sévère pour le dissuader de toute récidive. Si son langage ou son comportement vous semblent ambigus, voire méchants, faites-les lui corriger sans attendre. Il est du plus strict devoir de votre soumis de ne jamais vous procurer un quelconque sentiment de position d'infériorité.

Enfin, si vous laissez votre soumis discuter de la pertinence d'une demande que vous lui faites, il risque de manquer parfois de sincérité dans le but de s'affranchir de la tâche à accomplir. Rappelez-lui, le cas échéant, que vous avez tous les deux intérêt à ce qu'il n'abuse jamais de votre confiance.

L'esquive

Dans un couple classique, une bonne harmonie consiste, entre autres, à savoir s'accommoder tous deux des divergences entre conjoints. Dans votre cas, votre relation de soumission et de domination implique que vous preniez la peine de résoudre d'éventuelles divergences plutôt que de les esquiver.

Une esquive est un acte spontané, donc non assimilable à de la manipulation. Votre soumis ne doit jamais chercher à vous faire une contre-proposition au rabais dans le but de se soustraire à une tâche lui paraissant disproportionnée. Une première fois, c'est de l'esquive. De manière répétée, cela devient de la tentative de manipulation.

De votre côté, si votre soumis exprime son besoin de sexe, souvenez-vous qu'il est crucial de répondre de manière franche à son problème, en vous abstenant de le minimiser. Il est essentiel pour votre soumis que vous reconnaissiez sa souffrance, à deux titres: que vous soyez consciente qu'il puisse souffrir, et que vous le respectiez. Pour plus de détails, reportez-vous au chapitre sur le sexe.

La paresse

Le fait d'avoir un homme soumis doit vous servir à mener votre vie au plus près de vos goûts et de vos envies. Ne vous laissez pas aller à une paresse excessive, et encore moins à l'oisiveté. Renouvelez-vous de temps en temps et mordez la vie à pleines dents. C'est tout ce que votre soumis vous souhaite.

Entretenez en particulier votre forme physique, ne serait-ce que par de la marche, du jardinage ou toute autre activité qui vous plaise. En omettant de compenser tous les petits déplacements délégués à votre soumis, tels que vous faire un café ou vous apporter votre magazine, mais surtout en étant dispensée de nombreuses tâches ménagères, vous finiriez inévitablement par prendre des kilos en trop.

Quant à votre soumis, la tentation de la paresse prendra plutôt la forme d'une envie de ralentir son rythme de travail lorsqu'il exécute une tâche. La paresse peut être un facteur déclencheur de manipulation. Evitez de mettre votre soumis en situation d'être confronté à cette tentation, ou soyez préparée à le punir le cas échéant.

Le calcul

Soyez attentive à d'éventuelles tentatives de votre soumis de temporiser ses tâches, soit dans le but d'économiser sur le nombre des ordres qu'il aura à exécuter, soit pour mettre faussement en valeur le service rendu. Au besoin, rappelez-lui que le fait de vous rendre les services demandés ne l'habilite pas à se glorifier des efforts effectués.

Plus vous serez stricte avec votre soumis, ainsi que l'expose le chapitre suivant, plus il se donnera la peine de soigner les multiples détails sur lesquels il vous sait pointilleuse. A l'inverse, il aura tendance à profiter de votre indulgence pour se décharger de ceux sur lesquels vous omettez d'insister. Le calcul auquel votre homme pourrait se livrer consiste ici à s'efforcer d'identifier les menus services qu'il peut se permettre de ne pas vous rendre. Ces menues petites attentions sont de celles qui vous rendent la vie plus agréable, telles que:

  • petit nettoyage éclair du lavabo en passant
  • ramasser un bout de papier qui traîne par terre.
La notion d'honnêteté présente le défaut d'être trop floue sur le plan des détails. En exigeant de votre soumis qu'il se montre exemplaire plutôt que simplement honnête, vous lui ôterez toute possibilité de se distancer de manière calculée de vos désirs et ambitions.

Ces conseils s'appliquent à un soumis qui voue un respect total envers son épouse. Si votre homme présente le défaut primaire de faire preuve d'irrespect, manque de courtoisie ou autre indélicatesse, il va de soi que ce genre de défaut-là doit d'abord être corrigé, avant de commencer à appliquer les conseils qui précèdent.

La méchanceté

Votre soumis ne présente pas plus de risques de devenir méchant qu'un conjoint classique. Au contraire, votre but commun étant de vivre un amour solide, les risques sont minimes, sinon inexistants. Quant à vous, en épouse épanouie, vous avez toutes les chances de ne pas tomber dans ce travers.

Les activités nuisibles au couple

Bien que votre statut de dominatrice vous laisse libre d'occuper votre temps comme bon vous semble, vous veillerez à ne pas abuser d'activités habituellement reconnues pour mettre le couple en danger.

Par respect pour votre soumis, vous vous garderez notamment de toute dépendance à l'alcool, au téléphone portable. Evitez aussi les excès en matière de discussion en ligne à l'ordinateur. Faites-vous aussi un devoir de rester raisonnable lorsque vous sortez seule.

 

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