Le sexe

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   L'importance du sexe

Le sexe: un élément vital

Beaucoup de livres donnent une foule de bons conseils pour améliorer la vie sexuelle du couple. Le présent chapitre se consacre essentiellement à vous fournir des conseils propres à votre position de dominatrice. Cependant, comme déjà précisé dans la page d'introduction, n'importe quel couple pourra retrouver ici des phénomènes qui le concernent.

Tous les développements ci-après s'appliquent au sexe au sens large, incluant toute forme physique d'amour et d'affection, à savoir tendresse, baisers, câlins, caresses, étreintes et gâteries.

Votre soumis est un homme amoureux. Pour l'homme, amour intense et sexe sont fondamentalement liés. Votre homme veut mettre tout son dévouement à entretenir la flamme, sachant que le feu de l'amour ne s'estompe au fil des années que lorsque le couple ne l'entretient pas. De plus, il a besoin que vous lui proposiez du sexe, plutôt que vous vous contentiez de répondre à ses demandes aux moments où il les formule.

La suite de ce chapitre admet le plus souvent l'hypothèse que c'est, la plupart du temps, votre mari qui est demandeur. Dans certains passages, il s'agira du cas d'un homme non soumis, à la recherche de l'harmonie sur le plan sexuel.

Votre plaisir d'abord

Tout homme, soumis ou non, éprouve le besoin de combler sexuellement sa femme. Les meilleurs ébats sexuels sont, pour un homme, ceux durant lesquelles sa femme a véritablement pris son plaisir.

Mettant sa vie à votre service, votre soumis tient à ce que vous jouissiez de lui. Il s'attend à ce que vous preniez le plaisir qui vient à vous, en profitant au mieux de son dévouement et des possibilités qu'il vous offre, sexe inclus.

Votre domination sur le plan sexuel consistera donc, en premier lieu, à y prendre du plaisir.

Pourquoi dominer votre soumis sur le plan sexuel

Il est largement reconnu qu'il n'existe pas de fréquence standard ou recommandée à laquelle un couple doit faire l'amour. Rassurante à première vue, cette affirmation laisse pourtant imaginer l'importance du nombre de couples dans lesquels seul l'un des deux conjoints trouverait normal de faire l'amour trois ou six fois par semaine, alors que l'autre conjoint se satisferait d'une à deux fois par mois. Or, le souci du conjoint le plus demandeur est en premier lieu une question de bien-être. Que ce soit votre soumis ou vous qui êtes en manque chronique de sexe, la question est extrêmement importante puisqu'il s'agit bien d'une composante majeure du bonheur de votre couple. Prenez ce problème au sérieux, en évitant de le réduire à quelque caprice ou quelque prétendue preuve de mauvais caractère du conjoint demandeur.

Si vos appétits sexuels s'accordent, le fait que vous vous mettiez à dominer votre homme également sur ce plan mettra du piment, dans le sens que votre soumis, en plus du plaisir de vos ébats sexuels, vivra l'excitation supplémentaire de devoir se soumettre à vos exigences, à l'attente que vous lui ferez subir, voire à vos supplices.

Au cas où vous seriez sexuellement nettement moins ardente que lui, et que cela représente un problème récurrent, gardez-vous de laisser couver ce dernier indéfiniment. Soyez au surplus consciente que tous les remèdes que vous voudriez essayer sans réduire la cause de votre divergence d'appétits sexuels ne seront guère efficaces. La possibilité d'atténuer le problème se situe plutôt au niveau de vos envies et de votre sensualité. Votre soumis en est convaincu depuis longtemps peut-être, et est bien décidé à tout faire pour laisser libre cours au développement de votre potentiel sexuel. Il serait erroné de votre part de ne pas le reconnaître comme une nécessité pour votre soumis. Il est crucial que reconnaissiez le sexe comme un additif précieux et nécessaire à votre amour, plutôt que de considérer l’ardeur sexuelle de votre homme comme facteur nuisible ou embarrassant.

Une forte divergence d'appétits sexuels incitera votre homme à vouloir vous faire prendre conscience des bienfaits d'une sexualité plus abondante et plus riche. Son dépit initial est de constater à quel point, de son point de vue, votre couple néglige d'utiliser ce terrain hautement fertile. Tant que vous n'aurez pas pris suffisamment conscience de l'étendue de ce terrain, votre homme luttera pour le faire acquérir à votre couple. Se battant de la sorte, autant contre vous qu'avec vous, et parce qu'il le ressent comme une nécessité, il entretiendra un certain malaise dans votre couple, ce qui va à l'opposé de son voeu de soumission, à son grand dépit. En résumé, plus votre attrait pour le sexe est faible, plus la vie sexuelle de votre couple sera pauvre, plus votre homme désirera l'enrichir, moins il sera enclin à vous céder du terrain, et plus il déprimera.

A l'opposé, si, frileuse au départ, vous vous ouvrez à un conception plus vaste de ce que peut être votre vie sexuelle, dans une mesure proche des attentes de votre homme, alors ce dernier se sentira comblé. Votre homme parviendra à vous céder du terrain sur le plan du sexe dès lors que votre perception de l'étendue de ce terrain se sera rapprochée de la sienne. Il se montrera favorable à vous laisser tenir les rênes également dans ce domaine qui lui tient tant à coeur.

L'option de dominer votre soumis sur le plan sexuel même en cas de déséquilibre initial vous offre une occasion d'améliorer votre potentiel sexuel, en premier lieu en terme d'envie et d'appétit. Le terme "appétit" ne se limite pas ici à la fréquence des relations sexuelles, mais inclut votre sensualité ainsi que votre propension à colorer vos ébats de plaisirs et jeux variés.

Votre domination sur le plan amoureux: une mise en place délicate

Un inconvénient pour vous, si vous dirigez la vie sexuelle de votre soumis, peut être la charge de gérer seule votre propre désir sexuel, en vous privant du charme et de la séduction que vous offrirait un homme librement habilité à prendre des initiatives en matière d'amour physique. La question est de trouver un équilibre entre le désir de vous laisser courtiser par votre amoureux et le fait de garder le dessus sur un homme qui pense instinctivement beaucoup plus souvent au sexe que vous.

Par ailleurs, le problème de la divergence d'appétit sexuel est épineux et source de nombreux divorces. Or, sa résolution est difficilement exprimable comme un but palpable. En effet, voyant son épouse se rapprocher de ses besoins, le mari se sentira mieux aimé et, du même coup, plus amoureux. Il aura alors tendance à redoubler d'ardeur sexuelle, donc à hisser la barre plus haut malgré lui, ce qui prolonge le problème.

La difficulté pour la future dominatrice en cas de divergence d'appétits sexuels, c'est de se mettre avec confiance à la conquête de ce terrain du sexe tel qu'évoqué plus haut, tout en s'estimant au départ peu capable de parvenir à offrir à son mari du sexe en suffisance.

Quoi qu'il en soit, souvenez-vous que, contrairement à la femme dont l'ardeur et les envies fluctuent, l'homme reste en général au beau fixe en matière de sexe. Au pire, vous vous accommoderez de cet état de fait. Au mieux, vous en tirerez parti pour mettre en place votre domination, tout en saisissant les occasions où vous vous sentirez partante pour une partie de jambes en l'air.

Son compteur affectif

Tant que votre différence d'appétits sexuels subsiste, ce qui peut, au pire, durer des années, votre soumis se sentira régulièrement en état de carence affective. Imaginez qu'il possède un compteur affectif interne. Son compteur affectif est au-dessus de zéro lorsqu'il a la sensation que vous avez répondu à ses besoins de tendresse et de sexe, et au-dessous dans le cas contraire. Ne croyez pas qu'il s'agisse de comptabilité servant à vous faire des reproches. Il s'agit plutôt d'un indicateur de bien-être dont votre soumis n'a pas le contrôle.

Le compteur affectif de votre soumis suit de près la manière dont vous l'alimentez de votre tendresse et de vos câlins. Il peut suffire d'un apport supplémentaire pour le maintenir durablement au-dessus de zéro plutôt qu'au-dessous.

Imaginez une période d'une semaine venant de s'écouler, durant laquelle vous lui avez fait l'amour quatre fois: le mardi, le jeudi, le samedi et le dimanche.

Supposons que son compteur était pile à zéro le lundi à zéro heure. Son compteur, passé à moins dix le mardi, remontera à plus deux, sera redescendu jusqu'à moins huit le jeudi, et ainsi de suite. Votre soumis aura donc passé la majeure partie de la semaine avec son compteur en-dessous de zéro.

Il suffit de nuancer une hypothèse pour que votre soumis ait bénéficié d'une semaine durant laquelle son compteur a été largement en-dessus de zéro: supposez maintenant que vous lui avez fait l'amour le dimanche matin qui précède. La nuance est cruciale pour votre soumis. Le lundi à zéro heure, son compteur était à plus neuf au lieu de zéro. Les variations de début de semaine ont donc été à moins un, plus onze, plus un. Pour vous, cela n'a pas beaucoup changé la donne, alors que lui en a ressenti la différence pendant toute une semaine, puisque, dans ce deuxième cas de figure, son compteur a été la plupart du temps dans le positif.

La différence peut être imagée différemment. Supposons que deux personnes doivent séjourner dans le désert pendant une période d'une semaine. Le minimum vital d'eau est de dix litres par jour. Une première personne reçoit sa ration d'eau chaque matin, une deuxième chaque soir. La première personne passera une semaine agréable, s'étant réhydratée dès le matin pour être en forme durant toute la journée. L'autre est condamnée à passer une semaine pénible, passant ses soirées à récupérer du manque d'eau dont elle aura souffert tout au long de la journée. Pourtant, elles ont toutes deux reçu la même quantité d'eau et avec la même régularité.

Si cela peut vous aider, demandez à votre soumis de tenir à jour un graphique représentant les courbes de ses pleins en baisers, étreintes, tendresse et sexe. Votre soumis doit être au clair sur le fait que ces courbes ne servent qu'à votre information et qu'elles n'ont pas valeur de demandes. Le graphique peut également représenter les dates de ses orgasmes.

Les fluctuations en dents de scie du compteur affectif de votre soumis seront particulièrement éprouvantes dans le cas où vous seriez peu portée sur le sexe. En effet, la souffrance que génère la pensée d'avoir son compteur affectif trop souvent dans le négatif, ou la baisse de moral consécutive à trop de variations, est propice à compromettre la satisfaction à court terme d'un rapport sexuel réussi.

Son énergie

C'est un besoin vital de votre soumis d'être nourri de votre tendresse jour après jour. Son énergie dépend fortement de la qualité de vos baisers et de vos étreintes. Il appréciera vos baisers courts, mais en retirera peu d'énergie. Prenez régulièrement le temps de lui offrir de vrais baisers tendres, et vous verrez son énergie prendre l'ascenseur. Ces moments de tendresse lui sont indispensables, en plus de vos relations sexuelles.

Rempli de l'énergie que vous lui fournirez, votre homme sera apte à se dépenser sans compter pour exécuter vos ordres.

Il ne s'agit pas gérer en permanence la vitalité de votre soumis, il s'agit d'y prendre garde. Vous n'êtes pas tenue non plus de faire preuve de régularité. Vous restez libre d'agrémenter vos séances intimes selon vos désirs, et selon votre désir sexuel en particulier.

Une journée qui ne commence pas par du sexe n'a rien d'anormal. Pourtant, lorsque votre homme vous implore de retarder le moment du lever le matin par envie d'étreintes, de baisers ou plus, ce qu'il vous demande là est vraiment ce dont il a le plus besoin. Il a besoin que vous croyez à son besoin de vous. Sa journée va en dépendre. Il en a tellement besoin qu'il peut en oublier sa docilité. C'est peut-être le moment de la journée où vous avez le plus de pouvoir sur lui. Rappelez-vous que l'énergie avec laquelle il vous servira dépend de votre éventuel refus, tout en vous rappelant aussi que vous n'avez pas à vous culpabiliser de le frustrer.

Votre soutien

Votre homme aura parfois besoin de votre soutien pour trouver la force de se calquer sur le rythme de vos envies en matière de câlins et de sexe. Votre soutien consistera à respecter son besoins, ce qui inclut de les écouter, en prendre note, ne pas les renier, et vous efforcer d'y donner suite.

La frustration sexuelle de votre homme, son désir sexuel et l'assouvissement de celui-ci sont étroitement liés. Pour qu'il y ait désir, il faut qu'il y ait manque. Composant avec les deux, votre soumis est naturellement enclin à désirer que vous combliez ce manque. Acquérez le fait que sa frustration est une douleur nécessaire. Songez qu'il serait anormal de ne jamais le frustrer. Il est normal pour toute femme, et non seulement celle d'un homme soumis, de pouvoir choisir de rejeter ses avances. Soyez-en suffisamment convaincue pour éviter que sa douleur ne se propage jusqu'à vous.

Même le soumis le plus engagé devra être perpétuellement éduqué à admettre votre souveraineté en la matière. Votre soumis ayant besoin de votre amour, et donc de sexe, il est naturellement porté à attendre que vous lui en donniez. Votre soutien lui est donc nécessaire pour parvenir à honorer son engagement de soumission sur ce point-là tout particulièrement. La difficulté consiste à trouver un juste milieu, de manière à le soutenir tout en préservant votre droit d'exprimer vos refus. Quoi qu'il en soit, la suite à donner à un besoin ou à une demande de votre soumis relèvera, en dernier ressort, de votre appréciation.

Votre gain

Aimer le sexe vous est bénéfique à deux points de vue: d'une part, précisément, pour les plaisirs du sexe, et, d'autre part, sur le plan de tout ce que votre soumis vous donnera en retour de votre amour. Si vous décidez de faire lever votre soumis tous les matins une demi-heure avant vous pour chauffer votre appartement d'un feu de cheminée, son acceptation de cette contrainte dépendra de la quantité de sexe que vous lui offrez. Ce n'est pas du marchandage de sa part, c'est une question de nature et d'énergie.

Votre relation de soumission et de domination ne doit pas être un marchandage de services rendus contre du sexe. Votre soumis ne vous achète pas. Il est à votre service même dans le domaine du sexe, et votre propre plaisir amoureux et sexuel sera sur pied d'égalité avec le sien. L'ensemble de votre relation n'est pas un troc, il est un échange permanent, qui vous privilégie autant que faire se peut.

Vous suffisez à votre soumis

De nombreux couples se mettent, à tel ou tel stade de leur vie, à rechercher un renouveau ailleurs. Or, le renouveau est à votre portée, chez vous. Soyez fière que votre homme désire se soumettre à vous, plutôt qu'il vous propose d'autres options telles que l'infidélité consentie ou l'échangisme.

De nombreux hommes, confrontés à ce qui est communément appelé la crise de la quarantaine ou le démon de midi, se mettent à tromper leurs femmes pour trouver ailleurs l'amour qu'ils ne trouvent pas au sein de leur couple. Songez encore que pour trouver l'amour, il faut le construire, l'entretenir. Face à la difficulté de maintenir ce lien d'amour classique qui semble ne convenir, à long terme, qu'à une partie de la population, le soumis volontaire préfère opter pour ce type de lien exclusif que représente votre relation de domination et soumission. Il vous choisit comme amante, au lieu d'aller en chercher une ailleurs.

   Les états de votre soumis

Les hommes taxent parfois les femmes de créatures compliquées. Or, en matière de sexe, votre homme ne l'est certainement pas moins. Etant donné que l'amour que vous lui donnez est la base même de sa soumission, il est nécessaire que vous connaissiez clairement son fonctionnement interne.

A la lecture des éléments ci-après, vous constaterez que la théorie du compteur affectif mentionnée plus haut n'est qu'une facette du fonctionnement de votre homme.

Son besoin d'amour et de sexe

Les pistes fournies ci-dessous ne représentent pas une liste exhaustive. Néanmoins, elles illustrent déjà relativement bien la complexité de votre soumis:

  • Le manque d'amour en général, et le manque de sexe en particulier, plongent votre homme en état de mal-être, y compris physiologique.
  • Votre homme connaît précisément la dose dont il a besoin.
  • Le maintien de son compteur affectif au-dessus de zéro est le besoin numéro un de votre soumis. Son besoin numéro deux, c'est que vous considériez son besoin numéro un comme une richesse et non comme une besogne.
  • Si vous vous efforcez de procurer à votre soumis une vie sexuelle satisfaisante au détriment de votre propre plaisir sexuel, ou, pire, de votre bien-être, il vous sera reconnaissant de cet effort, mais en conservera une part d'insatisfaction.
  • Votre soumis peut se sentir bien dans son corps un matin après avoir fait l'amour, puis, le soir venu, se sentir à nouveau en manque. S'il a dû attendre longtemps, il vivra parfois comme un manque l'angoisse de devoir attendre à nouveau aussi longtemps jusqu'à la prochaine fois. Mais il se peut aussi que ce soit simplement vos derniers ébats eux-mêmes qui lui donnent envie d'en reprendre.
  • A l’inverse, en certaines circonstances, son excitation peut retomber, bien que vous n'ayez rien entrepris pour la soulager. C'est le cas notamment lorsqu'il est parti au bureau.
  • Votre homme a cependant parfois véritablement besoin de faire le plein de câlins avant de vous quitter, sentant que son bien-être durant la journée à venir dépendra étroitement de votre disposition à lui accorder les câlins désirés.
  • Il est parfois possible de soulager beaucoup votre soumis en lui donnant peu, un peu comme si vous lui aviez indiqué un chemin de traverse qui lui permettra d'atteindre une destination bien plus facilement qu'en utilisant la grande route.
  • Si votre soumis réclame un baiser, le lui accorder sera souvent un moyen aussi facile qu'agréable de répondre à son besoin d'amour. Mais cela ne lui suffira pas toujours.
  • C'est une réelle difficulté pour votre homme, surtout au lever et au coucher, d'être moralement prêt à deux éventualités opposées, à savoir celle de pouvoir vous faire l'amour et celle de ne pas le faire, en fonction de vos dispositions. Cette incertitude à laquelle votre homme est confronté peut attiser son désir, comme elle peut parfois, voire souvent, représenter une véritable souffrance. Rappelez-vous cependant que son besoin du moment est parfois moindre, et qu'une étreinte peut parfois lui suffire.
  • Votre soumis sera bien sûr heureux que vous soyez une excellente cuisinière, ou que vous preniez plaisir à vaquer avec lui à son activité préférée. Rappelez-vous cependant que ce qu'il appréciera au plus haut point sera toujours le sexe. Si vous êtes moins portée sur le sexe que lui, ne vous attendez pas à ce que votre différence d'appétit sexuel s'amenuise par le biais des autres formes d'attention dont vous le gratifiez. Le sexe représente, aux yeux de votre soumis, un ingrédient de base de votre couple. Par rapport à un homme sexuellement comblé, un homme manquant de sexe n'apprécie pas de la même manière les autres plaisirs que vous lui procurez, quels qu'ils soient.
  • Une promesse de câlins faite à votre homme pour le soir même peut lui paraître une longue épreuve. Lorsqu'il est en manque de vous, une telle promesse peut pourtant suffire parfois à le soulager.
  • Une promesse de donner du sexe à votre homme ne le satisfera que s'il sent que vous la lui faites avec envie.
  • Votre homme peut se sentir dépité par un manque d'intérêt de votre part ou par une trop grande monotonie dont vous vous satisferiez. Par exemple, si vous lui refusez toujours des câlins le matin, il vous jugera inapte à lui donner de l'amour le matin. Cela peut l'empêcher de se réjouir pleinement d'une promesse de câlins pour le soir.
  • Il peut arriver qu'un geste d'amour à l'attention de votre soumis le déçoive parce qu'il s'attendait à recevoir plus. Votre soumis peut ainsi, par exemple, se montrer parfois insensible à votre bras sur ses épaules parce qu'il désire un baiser ardent. Il peut également lui arriver de souffrir d'un baiser isolé parce que ce dernier a été trop bref pour soulager son manque.
  • Votre soumis n’emmagasine pas votre tendresse et vos gâteries de manière étanche. Lui faire l’amour copieusement un soir peut réduire son besoin de tendresse le matin suivant, mais pas dans tous les cas.
  • L'assouvissement du désir sexuel de votre soumis n'est pas toujours proportionnel à ce que vous donnez pour l'assouvir. Cela signifie qu'il arrive parfois qu'une étreinte garnie d'un ou deux baisers suffise à satisfaire ce qui était à l'origine une grosse envie de câlins, voire, à l'extrême, de sexe. Certains matins où votre homme se déclare incapable d'attendre jusqu'au soir, il se peut que trois minutes de câlins de consolation que vous lui offrirez sur le canapé juste avant son départ au bureau puissent lui donner la force d'attendre.
  • Une dose généreuse de tendresse peut parfois déclencher la fougue de votre homme, alors que vous vous attendiez à ce que la dose offerte lui suffirait amplement.
  • Tous les ingrédients de base de l'amour physique représentent un besoin vital pour votre soumis, à savoir de la tendresse, des baisers, des caresses, des étreintes et du sexe. Il peut parfois lui arriver de se sentir incapable d'apprécier un ingrédient lorsqu'il est en manque d'un autre. Par extension, il peut lui arriver, pour la même raison, de ne pas vous rendre un sourire, à son grand dépit.
  • A côté de ses désirs spécifiques, les attentes de votre soumis peuvent également se situer à un niveau plus fondamental, tel que votre sensualité ou votre savoir-faire. C'est aussi sur ces plans-là que votre soumis désire vous emmener sur le terrain de ses fantasmes.
  • Votre homme a besoin que vous accédiez parfois à ses envies, en plus de répondre à ses besoins.
  • La flamme avec laquelle votre soumis exprime son envie de sexe n'est, parfois, pas forcément différente selon qu’il est sous la tension du manque ou que, à l’opposé, vous lui ayez offert une copieuse séance de sexe la veille.
  • Le fait que votre soumis déclare avoir passé un bon week-end à vos côtés est, en premier lieu, fonction de l'amour dans lequel vous l'aurez fait baigner pendant ces deux jours, donc, notamment, de la satisfaction qu'il en aura retirée sur le plan sexuel.
Son ardeur

Votre soumis est comme un feu dans un poêle. Le feu ne déploie ses flammes généreuses que lorsque vous l'avez alimenté. Lorsque vous laissez votre homme en manque d'amour, il faut savoir qu'il subsiste des braises, qui n'attendent que votre retour en vue de nouvelles flammes. La bûche que vous rajoutez sur la braise qui a trop attendu peut, tout comme le pénis de votre soumis, ne pas réagir pendant un temps, puis subitement s'embraser après quelques minutes.

Si vous tentez d'entretenir votre feu avec un matériau inadapté, il ne prendra pas, de même que votre soumis s'attend à ce que votre amour soit sincère.

Un feu qui couve est malsain pour la cheminée, tout comme votre soumis peut avoir mal lorsque vous ne l'alimentez que partiellement sans vous en rendre compte. Si vous attendez de n'en voir plus que la braise encore bien incandescente, ajouter une bûche aura tôt fait de produire de nouvelles flammes. En revanche, si vous laissez la braise refroidir trop, tel votre soumis ayant dû souffrir en silence trop longtemps, votre feu aura du mal à repartir, que vous y mettiez trois bûches ou une seule. Il ne sera alors possible de le rallumer que si vous disposez d'une réserve d'allume-feu.

La différence par rapport au poêle est que les périodes de totale extinction font souffrir votre soumis. Si vous lui donnez la certitude qu'il ne s'agit pas de négligence de votre part, il se sentira plus capable de prendre son mal en patience.

   Comment le laisser exprimer ses demandes

Son droit de parole

Le mieux est de laisser à votre soumis le droit de vous demander du sexe, sous vos conditions. Déterminez dans quelle mesure votre homme sera habilité à faire usage de ce droit, et avec quel formalisme. Vous exigerez une demande brève si préférez décider sans devoir l'écouter se justifier. A l'opposé, vous pouvez exiger une demande clairement motivée, ne serait-ce que pour le plaisir de l'écouter s'expliquer, afin de pouvoir ensuite, de cas en cas, décider de vous montrer magnanime ou non. Le laisser s'expliquer a l'avantage de lui permettre de mentionner un paramètre que vous ne soupçonniez pas. Par exemple, il s'est réveillé une heure avant vous, et, vous regardant dormir, il l'a vécu comme une épreuve, souffrant de manque de sexe.

Votre soumis se trouvera régulièrement dans la situation délicate de ne pas savoir quand formuler une demande particulière. Il aura tendance à ne pas le faire juste après une séance de sexe, par souci de reconnaissance de votre générosité et pour éviter que vous l'interprétiez comme une demande abusive. Il se résignera plutôt à attendre un ou deux jours, ce qui l'amènera dans une situation où il désirerait que vous répondiez plus rapidement à sa demande, avec le sentiment de vous forcer la main. Dans les deux cas, votre soumis se sent mal à l'aise, victime d'une crainte continue que vous pourriez ne pas soupçonner.

Votre soumis peut se trouver dans la même situation de malaise, rien qu'en déclarant se réjouir de telle gâterie ou tel jeu que vous lui avez promis depuis déjà plusieurs jours. Il aimerait pouvoir vous le déclarer sans que vous le ressentiez comme une relance plus ou moins pressante.

Formalisme de ses demandes

Réglementer le droit de parole de votre soumis sur le plan de ses désirs sexuels peut vous aider à prendre vos décisions à son égard.

Lorsque votre soumis formule une requête, aussi bien la requête elle-même que la réponse que vous y apporterez doivent être en accord avec votre réglementation. Votre soumis veillera cependant à ce que la manière dont il formule sa requête sous-entende clairement qu'il s'en remet docilement à votre décision. Prêtez attention à ce que chaque demande que votre homme exprime soit énoncée de manière claire, factuelle et sans insinuations. Donnez-vous aussi la même qualité à vos réponses.

Les exemples suivants correspondent au cas d'un soumis éduqué à faire preuve de retenue dans l'utilisation de son droit de parole. A l'opposé d'un soumis habilité à exprimer ses souhaits de manière plus libre, cela implique que vous fassiez un certain effort d'interprétation:

  • "Chérie, as-tu quelques minutes pour un câlin ?"
Traduction: votre soumis a besoin d'un câlin, il pense le mériter et trouve qu'il n'a pas reçu sa dose minimale dans les instants ou les heures qui ont précédé. Prenez le temps de ressentir si vous en avez envie ou non. Si vous n'avez pas envie, il parviendra à l'accepter, voyant que vous avez pris quelques secondes pour prendre sa proposition en considération. S'il ne mérite pas le câlin demandé, expliquez-lui ou rappelez-lui pourquoi.

  • "J'ai envie de toi, pourras-tu m'indiquer dans la journée ce que tu décides me concernant, pour ce soir ?"
Traduction: il est en manque de sexe, et souffre trop de ne pas savoir si ce manque sera comblé le soir même ou non. La réponse qu'il espère ne fait pas de doute, mais il sait que vous restez libre de décider de son occupation comme vous l'entendez. Pour le rassurer, décidez du genre de soirée qu'il va passer et communiquez-lui votre décision, ou dites-lui que vous déciderez plus tard dans la journée.

Vous préfèrerez peut-être interdire à votre homme certains types de demandes verbales. Si c'est le cas, octroyez-lui la possibilité de vous écrire une lettre, par exemple une fois par mois, dans laquelle il sera libre de vous exposer ses désirs.

Divergences de vues

Cherchez à identifier les divergences de vues entre votre soumis et vous concernant vos attentes respectives en matière de sexe. Ecoutez ses besoins et envies avec le même soin que lui devra apporter à exaucer tous vos désirs. Il est possible, notamment, que lui s'attende à la quantité, ou plutôt la durée de ce que vous lui donnerez, alors que, à votre sens, lui donner du sexe réside dans l'acte, indépendamment du temps que celui-ci va prendre. Un malentendu peut provenir du fait que vous soyez surtout excitée par le fantasme et l'envie, alors que lui privilégiait la sensation et la durée du plaisir qu'il vivra sur le moment.

Si la réalisation d'un jeu coquin signifie en premier lieu, pour vous, le seul fait de le réaliser, peut-être que votre homme se représente plutôt l'abondance des sensations qu'il en retirera. Méconnaître l'importance que votre homme attache à une pleine matinée de jeux amoureux pourrait vous faire redouter une matinée d'ennui, alors que son intention à lui s'apparente à une excursion vers les plaisirs du sexe. Il vaudra mieux de tenter de régler cette différence de point de vue avant de vous y mettre, plutôt qu'après.

Ainsi, si vous lui offrez votre pied à lécher une minute, il est possible qu'il en retire essentiellement de la frustration, s'étant attendu à pouvoir profiter de votre pied pendant un moment bien plus long. En n'étant pas consciente d'un tel risque d'incompréhension, vous serez frustrée à votre tour de constater que votre cadeau, que vous estimiez généreux, n'a pas été apprécié.

Evitez un malentendu similaire portant sur un laps de temps plus long, par exemple une matinée. Si votre soumis est habilité à vous demander une matinée de sexe, c'est qu'il espère passer trois heures avec vous au lit, et que vous consacriez ces trois heures à vous faire du bien. Ne cherchez pas à traduire ce que votre soumis vous a demandé. Dans le cas précis, le souhait de votre soumis ne se limite pas à placer une séance de sexe durant la matinée. Une fois au lit, si vos ébats ne durent qu'une demi-heure et que votre sieste subséquente prend tout le reste du temps, votre homme considèrera son voeu comme trop partiellement réalisé car vous l'aurez réduit à trente minutes.

Divergences de fantasmes

Si vous autorisez votre soumis à formuler des souhaits, il arrivera que certains aillent au-delà de votre conception du sexe. Supposez qu'il vous supplie de le sodomiser de temps en temps à l'aide d'une carotte bien calibrée. Si cette pratique vous rebute, votre soumis balancera entre sa résignation à devoir respecter votre refus et l'espoir persistant que vous y preniez goût.

Si sa proposition de le sodomiser à l'aide d'une carotte vous offusque, un refus mal expliqué de votre part représentera pour lui une impasse douloureuse. Souvenez-vous qu'avoir du sexe de qualité avec vous est la première préoccupation de votre soumis. Cette carotte qu'il vous implore de lui accorder représente pour lui une nouvelle variété de piment à essayer au moins une fois, mais si possible plusieurs. Dans ce cas aussi, essayer de décortiquer les motifs qui vous empêcheraient de le faire. Il est compréhensible que vous n'ayez pas envie de lui enfiler une carotte si vous ne vous êtes jamais familiarisée avec son anus. Au lieu d'un refus catégorique et irrationnel, proposez-lui des étapes intermédiaires, la première pouvant être de lui promettre de prendre du temps un prochain soir pour lui masser l'anus de deux doigts.

Cet exemple est représentatif de vos possibles différences de points de vue, ce qui peut expliquer votre réticence. Pour lui, le dégoût que vous éprouveriez en introduisant cette carotte dans son anus n'est qu'un obstacle mineur que vous n'aurez à franchir que la première fois, pour lui ouvrir les portes du plaisir anal qui, à ses yeux, constitue l'essentiel de la question. Vous, en revanche, réduisez son fantasme à l'acte d'introduire une carotte dans un anus, c'est-à-dire exactement à l'aspect qui vous déplaît. Cela explique que ce fantasme soit totalement dénué d'intérêt pour vous.

Il n'est pas question de vous forcer à mettre cette pratique à exécution tant qu'elle vous inspire du dégoût. Le problème de votre soumis, c'est qu'il est convaincu que vous pouvez faire l'effort d'érotiser cet acte en vous focalisant sur le bien qu'il va lui procurer, ainsi amenée à y prendre du plaisir à votre tour. Votre problème à vous, c'est qu'il a peut-être raison.

Rappelez-vous cependant que, en vous implorant de lui faire la faveur de cette carotte, votre soumis cherche à pouvoir en bénéficier de temps en temps, et non une seule fois. Ce que vous accepterez de lui faire, vous vous montrez capable de le lui refaire ultérieurement. Votre homme se soumettra d'autant mieux à toutes vos exigences en se sachant susceptible de bénéficier de temps en temps d'une faveur qu'il désire tout particulièrement. Le fait d'accéder à sa demande est un moyen supplémentaire de préserver votre pouvoir, et ce d'autant plus qu'il tient à vous voir jouir de ce dernier.

Cela étant, si vous êtes tentée de faire accéder votre soumis au plaisir anal, prenez garde aux précautions à prendre, que vous pouvez trouver sur Internet (tapez par exemple "plaisir anal" +précautions dans un moteur de recherche).

   Vos dispositions

Ce que vous ferez de lui

A moins de bénéficier d'une harmonie totale, il vous arrivera parfois, et peut-être souvent au début, de ne pas cerner dans quelle mesure vous serez disposée à répondre ou non aux besoins ou aux avances de votre soumis.

Les conseils ci-après ne se prétendent pas former une liste exhaustive. Sans doute en appliquez-vous déjà certains de manière naturelle. Certains correspondent à ce que votre homme espère recevoir de vous, tandis que d'autres vous fournissent quelques pistes pour gérer votre soumis de manière plus optimale:

  • Relisez de temps en temps le paragraphe décrivant les états de votre soumis.
  • N'oubliez ni le sexe, ni les autres marques d'amour telles que tendresse, baisers, caresses, étreintes.
  • Ne négligez ni le besoin de sexe en général de votre homme, ni ses envies plus spécifiques.
  • Votre soumis a besoin de stabilité, mais avec du piment. Il aspire aussi bien au piment propre à un couple conventionnel, qu'à la couche de piment supplémentaire que votre statut de dominatrice vous permet de rajouter. Ne négligez aucun de ces deux aspects.
  • Votre soumis évitera de vous harceler. Il le voudra, il le devra. S'il réclame de la tendresse, c'est qu'il en ressent le besoin irrésistible. Etant donné que votre soumis vous permet de vous offrir beaucoup de temps libre, il est légitime que vous preniez la peine, plusieurs fois par jour, de lui accorder quelques baisers ou quelques minutes de tendresse.
  • En plus de son besoin vital de tendresse et de sexe, reconnaissez aussi son besoin d'être parfois soulagé sans devoir trop attendre.
  • N’hésitez pas à demander à votre soumis comment il se sent, même à un moment où vous savez que, de toute façon, il a envie de sexe.
  • Si, au réveil, votre soumis est couché de façon à vous tourner le dos de manière inhabituelle, déduisez-en qu'il a probablement envie de sexe, et non qu'il ne veuille pas en entendre parler ce matin-là.
  • Intéressez-vous aux fantasmes de votre soumis. Il peut avoir des fantasmes élaborés, mais aussi des fantasmes simples, c'est-à-dire n'allant pas plus loin que, par exemple, le désir de chaudes galipettes le matin alors que vous êtes du soir. Décidez si vous êtes ouverte à tel ou tel fantasme simple que votre soumis vous a exposé. De votre ouverture dépendra la part de ses fantasmes que vous lui permettrez de voir se réaliser pour son plus grand bonheur. Si vous lui dites que, au vu de la fréquence de vos relations sexuelles, vous ne voyez pas l'intérêt de le faire spécialement le matin, rappelez-vous que lui y voit un intérêt. Il est important que vous reconnaissiez son point de vue, quitte à lui signifier votre refus, plutôt que de l'ignorer ou le déprécier.
  • Répétez-lui que vous êtes consciente aussi bien de son envie de sexe que de votre droit à n'assouvir son désir sexuel qu'au moment où vous le déciderez.
  • Lorsque votre soumis vous demande un baiser, classique ou plus torride, cela peut faire un certain temps qu’il lui tardait de vous le demander, alors que cela revient pour vous à une demande spontanée. Or, votre envie de l’embrasser au moment de sa demande ne dépend pas du temps qu’il a attendu avant de la formuler. Sensibilisez-le à ce phénomène et stipulez-lui que vous n’êtes pas tenue de répondre immédiatement à sa demande même lorsque lui a le sentiment de s’être montré très patient.
  • Lorsque vous remettez des câlins à plus tard, précisez si possible pour quand, à condition qu'il ne s'agisse pas d'un mensonge. Au cas où vous n'en auriez toujours pas envie le moment venu, votre soumis acceptera un nouveau report si la promesse était sincère, et pas s'il s'agit d'un mensonge.
  • Votre soumis doit admettre que vous reportiez les câlins promis. Il appréciera que vous lui fournissiez un motif, mais vous n'y êtes pas tenue. S'il s'agit d'un manque de prévoyance de votre part, vous n'en êtes pas blâmable. Si le manque de prévoyance est un réel défaut chez vous, essayez de vous améliorer. Mieux prévoir vous servira non seulement à éviter ce genre de contretemps, mais aussi à utiliser votre soumis de manière encore plus efficace.
  • Observez votre capacité à différer une séance de sexe. Une femme aussi ardente le soir qu'elle l'a été le matin n'est généralement qu'un fantasme d'homme. Sensibilisez votre homme sur ce point, et ne lui promettez des échéances que de manière proportionnelle à votre faculté de vous enflammer à nouveau le moment venu.
  • Concernant les promesses faites à votre soumis, vouez une attention particulière à vous souvenir du détail de celles-ci jusqu'au moment de leur réalisation, avec autant de soin que de mémoriser une liste de choses à acheter ou de penser à donner un coup de téléphone.
  • Laissez-vous surprendre par une demande spontanée écrite sur un post-it. De l’état d’esprit avec lequel vous réagirez à une telle demande découlera votre envie de passer cinq minutes à faire un câlin à votre soumis, qu'il aurait sollicité avant son départ au bureau, par exemple.
  • N'hésitez pas à faire remarquer à votre soumis toute imploration abusive de sa part. Songez néanmoins à la souffrance qu'il peut endurer parfois, juste à côté de vous, ne pouvant que constater votre absence d'envie de câlin. S'il est en cruel manque, il est normal que vous le trouviez songeur. Ne l'accusez pas d'être de mauvaise humeur, quand bien même il l'est peut-être certaines fois. Ce n'est pas qu'il ressent le manque à l'instant précis, c'est le plus souvent que cela fait déjà de longues minutes qu'il le ressent, pendant que vous êtes en train de lui parler de choses et d'autres. Cela peut être depuis un plus long moment déjà, alors que vous dormiez paisiblement à côté de lui.
  • Vous restez souveraine pour apprécier un éventuel manque de tact de la part de votre soumis. En cas de doute, essayez d'estimer la souffrance qui aurait pu amener votre homme à s'exprimer de la sorte.
  • Souvenez-vous que, pour être performant sexuellement, votre soumis a besoin de connaître parfois à l'avance l'échéance de vos prochains ébats. Prenez donc souvent soin de planifier une soirée de sexe, plutôt que de laisser systématiquement votre homme dans l'ignorance. N'annulez une telle séance de sexe qu'en cas de force majeure.
  • N'oubliez pas que la tendresse que vous donnez à votre soumis conditionne non seulement son énergie, mais aussi son bien-être, y compris physiologique. L'état de manque peut l'échauffer dans le bon sens du terme, mais aussi le faire bouillir, le faire cuire, voire, à la longue, le calciner.
  • Au terme de quelques jours de manque aigu, votre soumis peut montrer des symptômes étonnants d'excitation au moment où vous lui accordez enfin une séance de câlins. Ne croyez pas qu'il joue la comédie s'il se met à émettre des gémissements, qu'il essaie peut-être de contenir tant bien que mal.
  • Par jeu, apprenez à connaître la durée nécessaire, de l’ordre de plusieurs jours, après laquelle le manque de sexe peut rendre votre soumis capable de maintenir une érection de très longue durée avec peu de stimulation par le toucher. Tenez votre soumis au courant de vos intentions.
  • Montrez-vous reconnaissante par rapport à son dévouement, sa patience sur le plan sexuel, le temps et l'énergie qu'il vous consacre, la qualité de ses services, ou encore par rapport à ses frustrations. Le manque de reconnaissance peut être tout aussi douloureux pour votre homme que le manque de sexe.
  • N'utilisez pas de prétexte pour esquiver une demande de votre soumis ou un problème qu'il vous pose. Le prétexte à éviter absolument est celui du temps perdu. Du moment que votre soumis travaille pour vous, vous disposez de temps en suffisance. Par exemple, le fait que votre machine à laver vienne de terminer son programme au milieu d'une minute de tendresse n'est pas une bonne raison.
  • Considérez que, de manière générale, vos refus sont légitimes tant qu'ils ne sont pas systématiques.
  • Votre position de dominatrice vous protège suffisamment de tout comportement abusif de la part de votre homme. Vous défendre par un rire défensif ou toute autre esquive reviendrait à un manque d'assurance de votre part.
  • Ne tablez pas sur le fait que votre homme soit sur le point de s'absenter de la maison pour céder à un quelconque harcèlement, car, vous sentant plus influençable, votre homme prendrait l'habitude de profiter de cette situation les fois suivantes.
  • Au cas où votre appétit sexuel, faible jusque là, se met à augmenter au point de rejoindre celui de votre soumis, vous vous retrouverez dans la situation plaisante où faire languir votre soumis devient un excellent ingrédient, et non plus un problème de divergence sexuelle. Au cas où ce nouvel équilibre entraînerait chez votre soumis une baisse du désir de vous conquérir, veillez à ce qu'il maintienne son énergie de vous traiter en femme privilégiée.
  • Enfin, ayez la délicatesse d'informer votre soumis sur l'imminence de vos prochaines règles, au sens menstruel du terme. Ne faites de la rétention d'information à ce sujet que si vous avez une raison de le faire, notamment à titre de punition sévère.
Les prétextes à bannir

Evitez absolument de jauger votre disposition en fonction de réflexions allant à contresens du voeu de soumission de votre homme, telles que:

  • "Plus je lui donnerai de sexe, plus il en voudra":
Cette affirmation est peut-être vraie. Toutefois, étant habilitée à empêcher une escalade de se produire, vous n'avez pas de crainte à avoir à ce sujet.

  • "Mon homme se réfugie derrière sa soumission pour se dégager de la responsabilité d'une éventuelle divergence d'appétits sexuels":
Cette affirmation est fausse. N'oubliez pas que cette divergence d'appétits sexuels existerait aussi si votre homme n'avait pas choisi de se soumettre à vous, et qu'elle serait tout autant génératrice de frustrations.

Votre soumis remet son sort entre vos mains. Votre engagement principal étant de lui donner l'amour dont il a besoin, la dernière chose à faire serait de vous déclarer désarmée face à son ardeur amoureuse. C'est un des buts fondamentaux de ce site que de vous donner des moyens et des pistes sans que vous vous retrouviez dans l'impasse.

Sa mécanique

Ses érections

Les érections de votre soumis vous sont destinées. En cas d'érection survenant à un moment imprévu, accueillez-la positivement et disposez de l'occasion de manière claire. Vous pouvez le féliciter tout en lui faisant comprendre qu'il ne recevra rien de votre part dans l'immédiat. Prenez parfois la peine de remarquer son érection de manière plus concrète. Par exemple, vous pourrez le soulager quelque peu en passant vos mains autour de la base de son pénis pendant une ou deux minutes.

Si vous vous réveillez après lui et qu'il est encore couché à vos côtés, prenez soin, de temps à autre, de remarquer la quantité de lubrifiant que son pénis a déjà sécrété pour mesurer son état d'excitation. Vous lui faites ainsi part de votre reconnaissance de son amour et de son envie de vous, ce qui l'aidera à prendre acte de votre éventuelle décision de le faire attendre jusqu'au soir.

Ne taxez pas votre soumis d’indécent s’il a une érection alors que vos derniers ébats amoureux remontent à peu de temps. Prenez-le plutôt comme un réjouissant indicateur de son état amoureux et non comme de l'obsession sexuelle.

Occasionnellement, lorsque vous ne cernez pas son état de manque ou d'excitation, voire votre propre état, glissez votre main dans son pantalon et évaluez la rapidité avec laquelle son pénis entre en érection, ainsi que la dureté de cette dernière. Ainsi renseignée, vous pourrez vous décider sur le moment de vos prochains ébats, voire opter pour un plaisir immédiat, aussi appréciable qu'inattendu.

Ses orgasmes

Par mesure de simplicité, il n'est fait ici aucune distinction entre éjaculation et orgasme masculin, bien que, physiologiquement, il s'agisse de deux phénomènes différents et pas forcément simultanés. Par les mots "éjaculer" et "éjaculation", la suite du propos sous-entend: éjaculer en ayant un orgasme.

L'orgasme de votre homme "résout" l'excitation sexuelle qu'il a accumulée avant et pendant vos ébats ou vos jeux. Contrairement à vous, le fait d'avoir eu un orgasme ou non est quasiment toujours déterminant pour votre homme. S'il n'a pas atteint l'orgasme, il gardera, sur le plan corporel, une sensation d'inachevé. C'est ainsi qu'avoir du sexe régulièrement sera a priori insuffisant pour lui s'il lui arrive trop souvent de ne pas l'atteindre l'orgasme.

Pourtant, arrivé à un certain stade de maturité, votre homme peut en arriver à vous céder les pleins pouvoirs jusqu'à son besoin le plus cher, sa jouissance sexuelle.

Montrez-vous tout d'abord consciente de l'importance pour votre homme de parvenir à l'orgasme. Lorsqu'il n'y est pas parvenu, choisissez l'une des options suivantes:

  • Informer votre homme que vous avez remarqué qu'il n'a pas éjaculé.
  • Vous montrer compatissante par rapport au fait qu'il devra attendre votre prochaine séance de sexe pour atteindre l'orgasme.
  • Lui prescrire une masturbation, selon les indications fournies quelques paragraphes plus loin.
Etant la dominatrice, vous avez le libre choix, tantôt de l'une, tantôt de l'autre de ces options. Votre soumis préférera toujours que vous preniez position par rapport à son éjaculation manquée, afin d'être rassuré sur le fait que vous êtes consciente de ce besoin de résolution qui lui est propre. Ne craignez pas cependant de le laisser parfois seul en proie à son excitation.

Dans la mesure de la solidité de votre entente sexuelle, vous êtes ainsi libre de découpler vos orgasmes de ceux de votre soumis. Ainsi tenu en haleine, votre homme, dans l'attente de sa jouissance, pourra se montrer encore plus motivé et dévoué, pour autant qu'il sache, et sente, que votre but est précisément de promouvoir votre harmonie sexuelle, et non de contourner une éventuelle divergence d'appétits sexuels.

Entre une séance de sexe se terminant par un orgasme et une séance plus longue risquant de le faire passer à côté de la jouissance, votre homme préfèrera tantôt la première, tantôt la seconde. Il peut arriver que votre soumis espère ne pas éjaculer, rien que pour pouvoir vous désirer encore après vos ébats.

Cela étant posé, vous pourrez décider en quelles occasions vous désirerez faire languir votre soumis jusqu'à sa prochaine éjaculation, en fonction de votre style de domination.

   Vos refus: quand, comment

Rester détachée

Montrez-vous à la fois consciente et détachée de la souffrance occasionnée par le décalage entre les besoins et envies de votre soumis et les vôtres.

Vous voudrez probablement fixer des limites afin que votre soumis ne vous harasse pas de demandes d'amour, c'est-à-dire tendresse et de sexe. Une fois consciente de tout ce qui précède, vous trouverez petit à petit la dose de souffrance à laquelle vous serez disposée à exposer votre homme, et que vous veillerez à ne pas dépasser, afin d'éviter de devenir co-dépendante de ses frustrations.

Au cas où vous décèleriez une envie insuffisamment intériorisée de la part de votre soumis, ne vous en offusquez pas. Si vous voulez en profiter, ce sera tant mieux pour lui. Sinon, il devra supporter de devoir attendre. Au besoin, rappelez-lui ce principe et remettez-le à l'ordre.

Si vous ressentez un trop grand décalage entre son envie et la vôtre, reconnaissez simplement sa frustration, ce qui sera parfois propice à adoucir sa souffrance, plutôt que de vous engager dans une promesse que vous n'êtes pas sûre de vouloir tenir.

Pour garder de la distance par rapport aux demandes de votre soumis, il est important que, sur le plan émotif, vous restiez suffisamment détachée de ses manifestations de souffrance et de ses implorations. Pour ce faire, essayez de gérer non seulement votre soumis, mais aussi vos propres envies d'amour. Pensez souvent à vos envies, efforcez-vous de les identifier et d'en déduire une planification à court terme de la tendresse et du sexe que vous offrirez à votre soumis. Prenez l'habitude de gérer cet aspect de manière proactive plutôt que réactive, c'est-à-dire en usant de prévoyance, plutôt que de vous limiter à répondre aux sollicitations de votre soumis.

Meilleure votre entente sexuelle sera, plus votre relation de domination et soumission fonctionnera. Dès lors que cette condition est remplie, vous pouvez jongler avec votre soumis: tantôt, vous veillerez simplement à ne pas le laisser dépérir, tantôt vous désirerez dépasser allégrement le minimum dont il a tant besoin.

Mieux savoir si vous allez refuser

Tant que vos divergences de vues feront souffrir votre soumis, le choix d'accepter ou de refuser ses avances sexuelles vous sera pour vous un tracas, dû à votre sentiment d'être responsable de sa souffrance lorsque vous refusez. Il est essentiel que vous vous rappeliez que vous n'en êtes pas responsable, et que sa souffrance fait partie intégrante de sa condition de soumis. Eluder la souffrance de votre soumis ne servirait qu'à masquer vos divergences, sans jamais les résoudre.

Les problèmes de frustration sexuelle touchent de nombreux couples. Votre domination n'est pas génératrice de ce type de problèmes: elle vous permet de gérer les problèmes préexistants plutôt que de simplement devoir vivre avec. Plus vous prendrez le pli de gérer votre homme sur ce plan-là aussi, plus votre relation sera nette. Un manque de répondant de votre part par rapport aux sollicitations de votre soumis est nettement plus frustrant qu'un refus formel. Son problème doit, autant que possible, rester votre refus, et non votre difficulté à refuser.

Vous allez parfois provoquer malgré vous une demande que vous voudrez refuser ensuite. Il s'agit du cas où le désir sexuel de votre homme monte en flèche alors que votre intention initiale était de le soulager par un peu de tendresse. Si le désir ne vous gagne pas à votre tour, rappelez au besoin à votre soumis que vous n'êtes pas tenue de donner suite à son excitation, quand bien même vous venez de la déclencher.

Le soir

Faites le point sur vos propres envies. Si vous concluez que ce soir-là vous n’avez aucune envie de sexe, rappelez-lui fermement que votre volonté prime. Dites-le lui franchement, afin qu'il sache que vous êtes consciente de vos droits et que vous maîtrisez la situation.

Lorsque cela peut vous aider à décider d'un éventuel refus ou non, ordonnez à votre soumis de rester quelques minutes debout et immobile à côté du lit. Bien qu'une solide érection ne procure aucun droit particulier à votre homme, ce procédé peut vous aider moralement à statuer sur son sort. Ne croyez pas toutefois que son envie de sexe soit toujours proportionnelle à son érection. Un soir où son compteur affectif est dans le rouge, il est possible que votre homme se sente trop mal pour déclencher une érection, alors qu'il a en réalité un grand besoin de se reconnecter avec vous sexuellement.

Au moment de vous endormir au terme d'une soirée sans sexe, montrez-lui que vous reconnaissez sa souffrance, surtout si vous l'avez laissé dans l'incertitude jusqu'à la dernière minute. Choisissez la phrase adaptée à son manque et à votre style.

Refuser du sexe à votre soumis ne vous prive pas du droit légitime de toute épouse de recevoir simplement de la tendresse. Dirigez les opérations de manière suffisamment claire pour que votre soumis comprenne qu'il doit s'abstenir d'aller au-delà de vos souhaits.

Le matin

Si votre soumis a envie de vous le matin, rappelez-vous que beaucoup d'hommes sont du matin. Un homme vous ayant regardé dormir et se mettant en état d'érection dès votre réveil, voire bien avant, n'a rien d'anormal. Votre réveil est une occasion de savourer de temps en temps le pouvoir que vous exercez sur votre homme. Ouvrez-vous à l'éventualité d'une séance de sexe matinale, plutôt que de toujours vous refuser à lui au réveil. Outre le plaisir sexuel que vous lui offrirez, vous le récompenserez de vous avoir attendu docilement, ce qui attisera sa motivation. A l'inverse, au cas où vous seriez particulièrement avare en séances de sexe du matin, sa douleur sera alourdie de la frustration de ne pas pouvoir mettre à profit une pulsion sexuelle qu'il ressent comme maximale à ce moment de la journée.

Votre homme doit rester capable d'endurer la douleur du manque de câlins du matin. Souvenez-vous toutefois que l'énergie qu'il sera capable de déployer pour vous durant la journée en dépend.

Le sexe a la caractéristique de rester un plaisir sain même lorsqu'il est consommé en grande quantité, en comparaison au chocolat ou à l'alcool. Votre soumis se sentira d'autant plus frustré à l'idée que vous choisissiez l'option la moins saine, pour sa santé comme pour la vôtre.

Mieux lui faire accepter votre refus

Voici une liste de suggestions visant à faire mieux accepter vos refus à votre soumis:

  • Au coucher, n'esquivez pas le moment d'annoncer à votre homme qu'il n'aura rien au lit. Spécifiez-lui que vous en avez décidé ainsi.
  • Si vous êtes de nature à vous laisser surprendre par le sommeil, évitez d'attendre la dernière minute pour lui annoncer votre décision.
  • Evitez de vous endormir sans lui donner aucune précision. Votre homme interpréterait ce non-dit comme de l'embarras de votre part, ce qui l'inquiéterait concernant votre aptitude à contrôler la situation. Le manque d'instructions claires peut le pousser, en désespoir de cause, à prendre l'initiative de se masturber pendant votre sommeil, au détriment de son voeu de soumission, ce qui risque de le rendre plus inquiet que satisfait.
  • Si vous doutez de l'état de son compteur affectif, prenez la peine de décider s'il mérite que vous consacriez quelques minutes à l'embrasser ou à le prendre dans vos bras.
  • Gardez-vous de refuser par réflexe, et envisagez de vous remettre parfois en question plutôt que de vous murer dans des refus trop systématiques. Si vous autorisez votre homme à vous faire des avances, ne jamais accepter ces dernières le conduirait à renoncer à vous en faire, ce qui vous laisserait croire à tort qu'il ne manque de rien.
  • Faites-lui prendre acte de votre refus d'une manière ou d'une autre, plutôt que de le lui laisser deviner.
  • Evitez les refus implicites. Par exemple, si, un matin, au lit face à votre soumis, vous pliez vos genoux, cette attitude doit avoir été clairement établie auparavant comme un moyen reconnu de vous refuser à lui. Dans le cas contraire, vous vous montreriez telle une dominatrice inconsciente faisant ce geste plus ou moins machinalement, dans l'optique de s'assurer une certaine distance au lit.
Ne laissez pas les malentendus s'installer

Il est normal que votre soumis souhaite pouvoir se lever le matin juste pour aller uriner et se recoucher ensuite. Une équivoque se pose cependant dans le cas d’un soumis se sachant propice à une meilleure érection la vessie vide. Dans ce contexte, un tel aller-retour aux toilettes peut exprimer une envie de faire l’amour ou représenter une manière codée de vous demander du sexe.

Or, si votre soumis a la consigne ou la possibilité de vous réveiller en vous faisant l’amour, vous préférerez qu’il soit passé aux toilettes au préalable afin de vous faire bénéficier d’un pénis au meilleur de sa forme.

Il est donc nécessaire que vous définissiez clairement dans quelle mesure, et à quel stade de votre réveil, votre soumis a le droit ou le devoir de se rendre aux toilettes.

Cet exemple illustre la nécessité de mettre au point même certaines questions de détail. Vous vous épargnerez ainsi à tous les deux l’ambiguïté de savoir si votre homme se conforme à sa soumission, et non qu'il cherche à obtenir du sexe d'une façon inavouée.

   Le moment d'exprimer votre refus

Refus verbal

Le ton de votre refus est important pour que votre soumis, et surtout vous-même, soyez au clair sur votre supériorité de dominatrice. S'il pose abusivement son bras sur votre épaule, le fait de lui dire "enlève ton bras" de manière défensive vous poserait en victime de sa pulsion sexuelle du moment. En revanche, "ton bras", prononcé de manière à la fois douce et stricte, rappellera clairement à votre homme lequel des deux a le pouvoir.

Mauvaises formulations

Exemples de mauvaises formulations:

  • Chéri, je crois que je vais m'endormir.
  • Bonne nuit.
  • Demain soir, nous ferons l'amour, tu es content ?
Les exemples ci-dessus sont de mauvaises formulations, pour les raisons suivantes:
  • vous masquez le fond de votre propos
  • vous déniez l'effort que cela implique pour votre homme de devoir attendre
  • vous déniez une éventuelle souffrance ressentie par votre soumis
  • vous minimisez, voire reniez la docilité avec laquelle il s'efforce de supporter de se calquer sur vos envies.
Formulations correctes

Exemples de formulations appropriées:

  • Encore vingt-quatre heures d'attente pour toi, puis nous ferons l'amour.
  • Tu n'auras rien ce soir, il faudra patienter.
  • Chéri, tu languiras jusqu'à ce soir.
  • Demain soir, nous ferons l'amour. Tu devras supporter d'attendre jusque là.
  • J'ai eu le moment de tendresse qu'il me fallait. Merci de ta docilité.
  • J'aime aussi le sexe, et serai capable de te combler ce soir. En attendant, réjouis-toi.
  • Je regrette de ne pas être autant que toi portée sur les câlins. Nous reprendrons peut-être ce soir, si je me sens disposée. Je sais que tu souffriras entre-temps.
Formulations ambiguës

Certaines formulations peuvent s'avérer ambiguës. Votre soumis risque de les interpréter à contresens, en fonction de votre maîtrise de votre domination. Au mieux, votre art de le dominer l'aidera à prendre son mal en patience. Au pire, il verra en ces phrases une certaine incapacité de votre part à comprendre sa souffrance.

Dans ce deuxième cas, des paroles inappropriées dont vous ne saisiriez pas la portée ôteront à coup sûr de l'énergie à votre soumis, qui se sentira victime de frustration imméritée, et ce d'autant plus que vous ne reconnaissez pas cette dernière.

Voici quelques exemples de formulations ambiguës, mentionnant les deux significations opposées qu'elles peuvent revêtir. Vous pouvez utiliser chacune d'elles, pour autant que votre pensée corresponde à la première des deux significations indiquées, et que vous pensiez que votre soumis l'interprètera comme telle. Abstenez-vous d'en faire usage dans le cas contraire.

"Bonne nuit mon soumis":
a)      Signification adéquate: "Je ne vais rien te donner ce soir. Tu te débrouilleras pour passer une bonne nuit malgré ton besoin de sexe inassouvi."
b)      Signification proscrite: "Bien qu'heureuse de t'avoir comme soumis, je ne saisis pas la portée de ta soumission. Je te souhaite bonne nuit sans transition, en omettant tragiquement de m'interroger sur ton besoin de sexe."

"Maintenant nous allons dormir":
a)      Signification adéquate: "Chaque chose en son temps. Concernant le sexe, je veux que tu attendes encore."
b)      Signification proscrite: "Tes tâches pour ce soir sont terminées. Tu mérites une bonne nuit de sommeil."

"Nous ferons ce soir le câlin tant attendu":
a)      Signification adéquate: "Tu as attendu jusqu'à maintenant, et j'ai décidé que tu languiras encore jusqu'à ce soir."
b)      Signification proscrite: "Cela m'est égal de reporter cela au soir. Je ne reconnais pas la souffrance qu'une attente prolongée d'une journée peut t'occasionner."

"Tu te lèves dans deux minutes":
a)      Signification adéquate: "Je veux continuer à faire de toi mon esclave. Tu sais que tu seras récompensé ultérieurement."
b)      Signification proscrite: "Je sous-estime ton besoin d'amour en ce moment. Je te prie de te lever, ce n'est pas trop demander."

"Laisse-moi dormir, applique ton visage sur mon pied et masturbe-toi":
a)      Signification adéquate: "Je sais que tu as besoin que je te fasse l'amour, et tu sais que je veille à répondre à de tels besoins. Cependant, étant donné que je fais de toi ce que je veux, je décide, pour ce soir, de te livrer à toi-même et de t'ordonner une masturbation."
b)      Signification proscrite: "Masturbe-toi, cela assouvira ton désir."

Certaines mauvaises formulations sont d'autant plus mauvaises qu'elles sont lourdes de sens. Par exemple, "Tu fais ventouse avec mon dos" peut signifier: "Plutôt que de t'éconduire franchement, je profite d'une soudaine sensation d'inconfort pour te demander de t'éloigner. Je n'avoue pas que je n'ai pas envie de câlins, et ne perçois aucun plaisir de sentir ton torse contre mon dos. Je ne songe même pas qu'un simple changement de position serait susceptible de me faire changer d'avis".

Tout particulièrement en cas de désir sexuel inassouvi, votre soumis est sensible à toutes les tournures de phrases que vous utilisez. Efforcez-vous d'être consciente de ce que vos phrases peuvent sous-entendre. La souffrance de l'attente est une composante normale de la vie de votre soumis. En revanche, évitez de le faire souffrir de ne pas savoir à quoi s'en tenir.

Refus physique

Si votre soumis se sent frustré à un instant donné pour cause de divergence de vues concernant son compteur affectif, il vous réclamera un supplément de tendresse. Tout d'abord, prenez sa demande au sérieux: ne la tournez pas en dérision car il détesterait. La frustration est un sentiment et non un comportement, il faut donc la gérer et non l'interdire.

Vous restez souveraine pour statuer d'un éventuel harcèlement commis par votre mari. Le cas échéant, prenez garde à ne pas laisser votre homme poursuivre au-delà de ce que vous êtes prête à recevoir et à lui donner. Vous l'aiderez à évacuer sa frustration en appliquant l'un des moyens suivants:

  • Le repousser de vos mains à la hauteur des épaules ou de la taille (solution insatisfaisante pour lui, à moins que vous jouiez à l'allumer).
  • Lui infliger une douleur physique qui remplacera sa douleur morale: lui pincer la peau, ou le griffer, ou enfoncer vos ongles dans sa peau.
  • Si vous y êtes disposée: puiser dans vos réserves, lui offrir un baiser très convaincant, et enchaîner par l'assignation d'une tâche d'une durée proportionnelle au baiser. Comptez par exemple une minute de travail pour chaque seconde de baiser (autrement dit une heure de travail pour un merveilleux baiser d'une minute).
  • Ne pas puiser dans vos réserves, lui faire prendre acte de votre refus et lui assigner immédiatement une tâche supplémentaire.
  • Opter pour la punition, au cas où la manifestation de la frustration est accompagnée d'indocilité flagrante.
Ne négligez pas la solution du recours à la douleur physique. Cette solution a deux avantages: d'une part, elle règle le problème simplement, rapidement et sans équivoque. D'autre part, elle viendra se substituer à la douleur psychique, tout en étant beaucoup mieux supportable.

Définissez avec précision plusieurs manières de le punir physiquement, afin d'être à l'aise le moment venu. Par exemple, lui pincer très fort une mince épaisseur de peau du poignet avec vos ongles, pendant cinq secondes.

La page consacrée aux punitions aborde la question du châtiment corporel. Dans le cas présent, il s'agit moins d'une punition que d'un remède destiner à soulager la douleur psychique de votre homme.

Les mesures qui précèdent sont applicables aussi bien en journée que le soir au lit. Le but n'est pas de vous mettre sur la défensive, c'est justement que vous maîtrisiez votre domination et votre soumis à tout instant. Si vous laissez votre soumis abuser de vous, il en ressentira une double frustration: celle de vous avoir abusée et celle de vous sentir démunie.

Faites-lui mettre sa rancœur aux oubliettes

Le respect d'une dose minimale de sexe et la soumission de votre homme sont deux bonnes raisons de ne pas vous culpabiliser. En cas de divergence d'appétits sexuels, il est probable qu'il fasse preuve de rancoeur à votre égard de temps à autre, bien qu'il le regrette.

La rancoeur est surtout due au fait que votre soumis va devoir patienter jusqu'à la prochaine occasion, le ressentant comme une épreuve pénible. Votre homme a bien sûr le droit de se sentir frustré, mais la rancœur ne lui apporte rien de plus. C'est tout au plus vous qui en feriez les frais. En somme, rancœur et soumission sont incompatibles. Convainquez-vous de cela et expliquez-le lui.

Si vous percevez de la rancoeur, aussi légère soit-elle, soyez implacable et rappelez-lui concrètement son statut de soumis, par un autre châtiment corporel ou une punition particulièrement démonstratrice. Soyez d'autant plus sévère s'il montre de l'énervement en plus de sa rancoeur.

   Privilégier le sexe

Votre état d'esprit

Votre soumis a besoin d'amour. Cultivez l'art de faire passer l'amour au premier plan par rapport au reste de vos occupations. Interrompez un lavage de salade pour l'embrasser trois minutes. Jouez l'amante imprévisible. L’effort que cela vous demande se décrit en trois points:

  • prendre le temps de donner de l'amour à votre soumis
  • prendre le temps de penser à lui donner de l’amour
  • vous aménager suffisamment de plages de détente pour être en mesure d’y penser.
Soyez suffisamment généreuse quant à la durée d'un baiser ou d'une gâterie. L'acte de l'embrasser est insuffisant à lui tout seul: encore faut-il que le baiser soit suffisamment long et apprécié par tous les deux pour répondre à la soif d'amour de votre soumis. De plus, il est nécessaire d'inclure tous les autres ingrédients de l'amour tels que caresses et étreintes.

Ressentez la satisfaction et le bonheur d’une séance de sexe venant de se terminer. En repensant aux frissons de plaisir dont votre homme vous a gratifiée, songez à quel point son goût pour le sexe est légitime.

Montrez à votre soumis que vous avez aimé une séance de sexe. En particulier, rassurez-le sur le plaisir total que vous avez pris en dépit d'un éventuel orgasme manqué. Au cas où il l'ignorerait, faites-lui savoir que, contrairement à l'homme qui considère l'orgasme comme nécessaire à la réussite d'un rapport sexuel, une femme ne tient pas forcément à atteindre la jouissance, ne sachant parfois même pas si elle l'atteindra.

Aménager du temps pour le sexe

Si la fatigue compromet trop souvent la qualité ou la durée de vos relations sexuelles, cherchez à réduire les causes de fatigue, notamment en vous servant mieux de votre soumis pour vous aménager de larges moments de détente.

S'il vous est difficile de trouver du temps pour vos relations sexuelles, songez à profiter d'une éventuelle liberté d’horaire de votre soumis au niveau de sa profession. Instaurez si possible une fréquence minimale de congés, par exemple au moins deux fois par mois, afin que cette bonne habitude ne retombe pas dans l’oubli. Une vie sexuelle épanouissante ne vous empêche cependant pas de demander à votre homme de prendre parfois une journée de congé pour quelque autre occupation que ce soit.

Ne désarmez pas face à l'invasion de vos enfants et débrouillez-vous pour laisser suffisamment de place aux instants passés en amoureux. Ce conseil peut paraître bien utopique, étant donné que, en matière de sexualité, il est correct d'admettre de ne pas faire en présence de vos enfants ce que vous ne feriez pas devant vos amis. Ce qui est différent dans votre cas de dominatrice et de soumis, c'est que la soumission de votre homme vous donne suffisamment de temps pour prendre un moment et vous éclipser hors de la pièce dans laquelle se trouvent vos progénitures.

En tant que mère de famille, vous aurez tendance à négliger cette possibilité. Or, votre engagement en tant que dominatrice de votre homme est précisément de lui donner tout l'amour dont il a besoin. N'omettez pas de lui donner de ces précieuses minutes en cours de journée, en vous souvenant qu'elles lui sont indispensables pour ne pas faillir à son dévouement.

Apports de sexe

Initiez le plus souvent vous-même vos séances de sexe, aux moments qui vous conviennent. Mettez-vous à la recherche de vos envies. N'attendez les prises d'initiatives de votre homme que dans la mesure où préférez attendre d'être séduite par ses avances. En cas d'insomnie, n'hésitez pas à le réveiller et vous offrir une séance de sexe.

Les magazines féminins ont l'habitude de publier, particulièrement en été, toutes sortes d'articles contenant mille et une suggestions de caresses, de positions, et autres. Profitez-en pour renouveler la palette de vos pratiques.

Réservez de temps en temps un accueil torride à votre soumis à son retour à la maison. Si vous n'avez pas l'habitude de lui imposer une heure de rentrée précise, alors vous vous arrangerez, ce jour-là, pour connaître l'heure à laquelle il rentrera du bureau. Peu avant son retour, commencez à vous masturber juste assez pour être bien excitée au moment de son arrivée. Vous devinez la suite, et à quel point il appréciera.

Moyennant un effort de tri, vous avez de quoi trouver sur Internet de précieuses idées, dont probablement de nombreux fantasmes supplémentaires auxquels vous êtes la seule des deux à n'avoir jamais pensé. Vous serez sans doute surprise de constater que de répondre aux attentes sexuelles de votre soumis est un sujet très vaste. En évoluant de dominatrice débutante à amante hors pair, vous ravirez votre homme au plus haut point. Attendez-vous à ce que vos trouvailles puissent l'inciter à formuler des demandes additionnelles, voire nouvelles et inattendues, que vous pourrez bien sûr accepter ou refuser.

Vous masturber

La pratique de la masturbation est propice à attiser votre ardeur sexuelle. N'hésitez pas à passer du temps à vous masturber et à vous caresser. La masturbation féminine ne pénalise pas l’entente sexuelle du couple, loin de là. Le fait d'envisager une masturbation n'a rien de répréhensible. Songez que vous êtes de toute façon loin de penser aussi souvent au sexe que le font les hommes.

Si vous ne pratiquez pas la masturbation parce que vous la jugeriez sans intérêt, essayez de réviser votre jugement. Trouvez un forum de discussion sur Internet consacré à la masturbation féminine, et consacrez une demi-heure à vous y plonger. Il existe également des sites consacrés à la sexualité féminine en général. Vous changerez la vie de votre homme si la visite de tels sites vous convainc de revoir votre conception du sexe, plus précisément d'étendre considérablement cette dernière.

Si l'acte de vous masturber vous effraie, commencez par une phase intermédiaire de quelques séances, durant lesquelles votre soumis devra, couché à côté de vous, s'attarder sur votre vulve et votre clitoris de sa main. Lorsque vous vous y sentirez prête, prenez les commandes de sa main, de sorte que ce soit la vôtre qui fasse imprimer un mouvement à la sienne. Quelques séances plus tard, une fois que vous serez habituée à cette pratique, laissez vos doigts atteindre eux-mêmes vos organes génitaux. Au bout de quelques séances supplémentaires, vous devriez finir par découvrir que vos doigts sont, tout autant que ceux de votre soumis, capables de vous donner du plaisir. A partir de là, habituez-vous lentement à vous passer de l'appui de la main de votre homme et à vous familiariser enfin avec la pratique de la masturbation.

Parler de sexe

Parlez à votre homme d'amour, de sexe, de soumission. Parlez-en non seulement pour la mise au point de ses droits et des règles à suivre, mais aussi pour le plaisir, lorsque vous vous sentez en totale harmonie. Ne sous-estimez pas son besoin de parler de soumission. Attardez-vous sur l'un ou l'autre des aspects de votre domination selon votre désir, en abordant franchement l'aspect sexuel puisque ce dernier est le plus fondamental aux yeux de votre soumis.

Donner à vos relations sexuelles l’exclusivité qu’elles méritent

Lorsque vous avez du sexe, consacrez-vous au sexe. Vous êtes libre de prolonger un moment de discussion avec votre homme, lequel est tenu de vous écouter et de dialoguer jusqu'au bout. Vous veillerez cependant à avoir fait le tour du sujet avant de passer à vos ébats amoureux, afin de ne pas diluer vos préliminaires dans une fin de discussion, à moins, bien sûr, que le sujet s’y prête. Evitez également d’imposer à votre soumis une reprise d’une discussion que vous aviez terminée plusieurs minutes plus tôt.

Comme préconisé en début de chapitre, il est essentiel que vous preniez part à vos relations sexuelles en y trouvant un réel plaisir. Vous restez néanmoins libre d’offrir de temps à autre du sexe à votre soumis sans en avoir envie vous-même, pour autant que ce soit de bon coeur, au même titre que vous lui offririez une boîte de son chocolat préféré.

Si votre soumis est amateur de séances de sexe durant de longues heures, le mieux à faire est de lui en offrir de temps à autre, en restant toujours dans la mesure de vos envies.

Veiller à votre plaisir sexuel est tout autant primordial que de veiller à celui de votre homme. N'oubliez pas que les deux sont complémentaires. Il est des personnes qui se focalisent trop sur le plaisir donné à l'autre, au détriment de leur plaisir propre. Savourez aussi bien le plaisir que votre homme vous donne que celui que vous lui donnez.

En cas d'interruption de quelques minutes due à un événement imprévu, votre homme s'attend à ce que vous repreniez là où vous en étiez. Si vous étiez en train de lui prodiguer une gâterie particulièrement délicieuse, ayez la délicatesse de lui en redonner encore au moment de reprendre vos ébats. Il en va de même lors d'un moment de tendresse ou d'un baiser profond interrompu par un coup de téléphone.

Si votre peau vous démange subitement, votre soumis doit accepter une petite interruption vous servant à vous gratter. Afin d'atténuer cette coupure de vos ébats, chargez de temps en temps votre homme de vous soulager lui-même, à l'aide de ses doigts, ses dents ou d'éventuels poils de barbe émergents.

En revanche, efforcez-vous de ne pas vous laisser envahir par la pensée d'un détail de votre journée ou d'une affaire non réglée, afin de savourer pleinement vos ébats en cours. Ne mettez fin prématurément au plaisir de votre soumis que si l'égarement de votre pensée a été causé par une faute grave de sa part.

Quelques conseils pour femme réfractaire au sexe

Plutôt que d'interdire à votre soumis de vous demander quand sera la prochaine fois que vous ferez l'amour, demandez-vous en quoi une telle demande vous importune, en en discutant éventuellement avec lui. Ensuite, informez-le sur le point de vue que vous adoptez. Au mieux, vous envisagerez d'accroître vos ressources en matière sexuelle, en passant plus de temps sur le sujet soit par la lecture, soit par une mise en pratique plus poussée. Au pire, vous estimez que les frustrations répétées de votre soumis ne requièrent aucun changement de votre part. Dans ce deuxième cas, vous prendrez soin de stipuler à votre homme que vous reconnaissez sa souffrance mais qu'il doit continuer à vivre avec. Sachez cependant qu'il a besoin que vous lui confirmiez votre reconnaissance de sa souffrance de façon réitérée, et non une fois pour toutes. Cela étant, vous n'avez aucune garantie de la durabilité de votre couple.

N'oubliez pas qu'un moyen simple d'éviter des demandes trop fréquentes de votre soumis est de prendre les devants. C'est pourquoi accroître votre penchant pour le sexe est un facteur déterminant. Plus vous en aurez envie, moins votre soumis demandera. A vous de voir si vous désirez progresser, de sorte que moins votre soumis demandera, plus vous prendrez soin de répondre à ses attentes. Votre problème sera que les attentes de votre soumis dépassent largement l'idée que vous vous en ferez. Vous aurez tendance à oublier que le besoin de sexe de votre soumis ne se résume pas à une phrase, mais qu'il s'agit d'une somme de désirs différents. Votre homme risque donc de se retrouver parfois déçu d'une galipette au moment où vous aurez l'impression de l'avoir comblé. Le paragraphe sur les états de votre soumis vous a donné d'autres indications précieuses à ce sujet.

Evitez de répondre contre votre gré aux avances sexuelles de son soumis. L'impression trop fréquente d'obtenir du sexe à titre de service rendu finirait par le dépiter. Vous pouvez lui porter secours pour autant que cela reste exceptionnel. Faites-le lorsque vous y êtes le plus disposée, et demandez-lui de s'en tenir à vos soins afin que vous vous sentiez à l'aise. Par exemple, demandez-lui de mettre les mains derrière son dos au lieu de vous étreindre, et qu'il s'en tienne à cette position pendant toute la durée de la faveur que vous vous apprêtez à lui faire.

Profiter d'une hausse de régime sexuel

Après une série de soirées particulièrement riche en amour, ne vous offusquez pas d'une chute d'appétit sexuel de votre mari. Son compteur affectif étant proche du maximum, il est comme libéré, temporairement, de son désir sexuel habituel. Si vos appétits sexuels s'accordent, une série de journées et soirées passées sans sexe est loin d'être gênante, puisque c'est de votre abstinence momentanée que renaîtra le désir sexuel de chacun. Evitez néanmoins de laisser trop refroidir votre homme, afin de ne pas faire refroidir votre couple. Au contraire, profitez de ces quelques jours, voire plus longtemps, durant lesquels vous êtes en position de désirer votre homme plus qu'il ne vous désirera. Cette position de supériorité est une occasion de développer un peu plus votre goût pour le sexe, en profitant de jouir de votre soumis exactement comme vous l'entendez, étant donné que cette baisse temporaire d'ardeur ne signifie pas forcément une baisse de ses performances sexuelles, une fois au lit. En tant que dominatrice, vous êtes assurée qu'il vous prodiguera les gâteries désirées, par rapport à l'épouse d'un mari classique dont le manque de dévouement est propice à la laisser insatisfaite.

Le sexe est votre atout

Mener votre soumis par le bout du sexe est sans doute l’une des expressions qui résume le mieux ce site. Faites-le au figuré, mais aussi au propre. De temps en temps, emmenez-le accomplir sa prochaine tâche en tenant son sexe entre vos doigts, tantôt par la hampe, tantôt par les testicules.

   Vos pratiques sexuelles

Ses préférences

A moins de vous estimer experte en sexe, laissez parfois à votre homme le droit de vous indiquer les caresses qu'il désire ou la technique qu'il souhaite vous voir appliquer. Le moment où vous accédez à son souhait peut être un autre jour que le moment où il vous fournit ces explications. Vous prendrez soin alors de garder soigneusement ces dernières en mémoire.

Cultivez-vous sur les préférences sexuelles des hommes en termes de caresses, positions et autres, au même titre que si votre homme n'était pas soumis. Le fait que vos plaisirs respectifs s'additionnent vous apportent une plus grande joie. Si lui seul a éjaculé, laissez-le vivre pleinement les minutes de profond bien-être qui suivent son orgasme. L'intensité de son râle sera proportionnelle à sa jouissance. Si vous le trouvez parfois vraiment trop bruyant au moment où il explose, le plus approprié sera de vous mettre d'accord ensemble sur le seuil de décibels à ne pas dépasser.

Si vos étreintes au lit excitent hautement votre soumis au point d'éjaculer sur vos cuisses, n'y voyez pas que la sensation du sperme coulant sur votre peau. Réalisez plutôt l'immensité de l'amour que votre soumis vous porte, au point qu'il lui suffise de se fondre dans vos bras pour en arriver à l'orgasme. En connaissance de cause, vous pourrez alors décider, pour les prochaines fois, de lui interdire ou non d'éjaculer ailleurs que dans votre vagin. Abstenez-vous toutefois d'exploiter ce droit comme prétexte à éluder un éventuel problème de sécheresse vaginale chronique dont vous souffririez. Quant à un éjaculateur précoce, il est plutôt question, bien sûr, de l'éduquer à éjaculer au bon endroit et au moment opportun.

S’agissant de visionner une vidéo érotique ou de visiter des sites érotiques sur Internet, ne le faites que si vous êtes amatrice. En tant qu’amante de premier choix, vous prendrez soin d’interdire à votre soumis d’y accéder seul.

Positions de soumission

Les manières d'attacher votre soumis ne sont pas abordées ici. Cependant, vous aurez parfois envie de profiter spontanément de lui pendant telle ou telle phase de vos ébats sexuels en le soumettant autrement que par des liens.

Au moment d'entreprendre votre homme, donnez-lui une consigne l'obligeant à s'en remettre à vous si c'est ce que vous désirez. Il peut s'agir d'un moyen simple, comme par exemple de l'enjoindre à plaquer ses mains contre ses fesses jusqu'à nouvel ordre. Lorsque vous le souhaitez, exigez qu'il soigne sa position, comme par exemple d'écarter les jambes selon vos indications et de se tenir à l'écartement prescrit.

Vous ravirez votre soumis en trouvant régulièrement l'envie de le faire mettre à genoux auprès de vous. Prenez alors le temps de le faire redoubler d'excitation, en lui faisant savourer votre regard pendant plusieurs minutes, et percevez si excitation s'étend jusqu'à vous. Vous déciderez s'il y a lieu de cueillir votre homme en l'état, en fonction de la montée de votre propre désir. N'oubliez pas votre homme doit accepter aussi bien le risque de rester sur sa faim que votre droit de jouer à lui faire craindre cette éventualité.

Votre soumis en tant qu'accessoire sexuel

Un homme qui fait l'amour à sa femme aime la surprendre par ses propres attouchements, caresses et autres. Autrement dit, il aime pouvoir prendre des initiatives et que celles-ci portent leur fruit. Outre le plaisir d'amener sa partenaire à l'extase, l'homme tient en général à gagner l'estime de cette dernière, en lui apportant la preuve de ce dont il est capable pour elle.

Ce besoin de reconnaissance, voire de performance, est bien moindre dans le cas de votre soumis. Sa soumission et son dévouement vous permettront d'obtenir de lui un maximum de plaisir sexuel. Conscient et désireux qu'il en soit ainsi, il ne juge pas indispensable de diriger les opérations. Vous aurez toujours le choix, soit de le laisser composer, soit de lui imposer de vous prodiguer ce que vous exigez, ou encore de l'utiliser comme accessoire sexuel.

Dans le cadre de vos programmes imposés, vous aurez ainsi tout loisir de l'utiliser comme bon vous semble, par exemple:

  • Lui demander des massages, caresses, cunnilingus et autres gâteries.
  • Exiger un service particulièrement soigné, lui faire corriger sa position, sa vitesse.
  • L'éduquer à adopter une vitesse régulière, alors que lui pourrait avoir tendance à accélérer ses mouvements pour cause d'excitation avancée.
  • Couchée sur le côté, face à lui, exiger qu'il garde son bras inférieur derrière son dos pour ne pas vous importuner.
  • En pliant le genou, placer votre pied à proximité de son pubis pendant les soins qu'il vous prodigue, afin d'être renseignée sur son érection.
  • Sur le côté, exiger qu'il reste immobile, tout en embrassant toutes les parties de votre corps que vous désirerez déposer sur ses lèvres.
  • Pendant vos préliminaires ou à titre de récréation, lui demander de se tenir sur ses bras au-dessus de vous, poitrine contre poitrine, et, de votre main, utiliser son pénis durci pour vous masturber, sans pénétration, aussi longtemps qu'il vous plaît.
Apprenez à repérer sa phase de plateau. Si votre soumis est suffisamment endurant, couchez-le sur le dos, empalez-vous sur son pénis et offrez-vous d'interminables minutes de bonheur, pendant lesquels il sera tenu de garantir la raideur de son organe en s'abstenant d'atteindre l'orgasme.

Demandez-lui ses positions favorites ou attouchements préférés. Il sera comblé que vous appreniez à le connaître et que vous lui fassiez atteindre les sommets de l'extase, ce qui devrait vous émoustiller aussi. Au surplus, le fait d'être mieux renseignée sur ses attentes est pour vous un atout supplémentaire dans votre art de le mener par le bout du sexe.

Vous savez qu'il vaut mieux éviter d'entrecouper l'ardeur de votre mari par des commentaires, du moment que les gâteries qu'il vous prodigue vous comblent. Toutefois, étant votre soumis, il est tenu de se montrer irréprochable lorsque vous ressentez la nécessité de le lui demander. Ainsi, si son front fait pression sur votre cuisse ou que des poils de barbe vous piquent la vulve ou l'intérieur des cuisses, n'hésitez pas à prendre le temps de le lui faire remarquer. Interrompre ainsi quelque peu votre homme en pleine action ne rompra pas le charme de vos ébats, du moment que seul votre plaisir sexuel est en cause, et à condition qu'il s'agisse d'une interruption et non d'une fin en queue de poisson de vos ébats. Ce genre de perturbations surprendra, voire décontenancera votre homme les premières fois, mais constituera, à brève échéance, un plus pour vos relations sexuelles, dès lors que votre soumis aura corrigé ses maladresses. Vous réduirez ainsi au maximum les petits désagréments et gestes maladroits de votre soumis, tout en vous donnant l'occasion d'ajouter du piment par vos exigences de qualité.

En dominatrice jouisseuse, sentez-vous libre d'exprimer vos petites envies, en plus des grandes. Par exemple, si vous avez simplement envie que les mains de votre homme viennent envelopper vos seins, vous avez tout loisir de lui tourner le dos et de solliciter ses deux mains pendant quelques minutes. Vous prendrez soin ensuite de le remercier de ce dévouement qui l'aura laissé sur son excitation.

Si vous avez une maîtrise suffisante de votre plaisir sexuel, vous pouvez ainsi lui imposer, en plein cunnilingus, de s'arrêter net et de vous mentionner quelle douleur qu'il vous aurait fait involontairement subir, pour ensuite reprendre ses gâteries de plus belle. Ou, pourquoi pas, vous masturber pendant que vous l'envoyez raser les poils de barbe fautifs.

Ne vous privez pas d'une gâterie dont vous avez envie, par la seule crainte de laisser votre soumis sur sa faim. Si vous êtes de celles qui sont capables d'atteindre l'orgasme rien que par contractions successives des muscles intérieurs des cuisses, prenez la liberté de serrer la main de votre soumis entre ces dernières et de ne vous préoccuper que de votre plaisir. Votre homme sera frustré que tout le plaisir soit pour vous en dépit de sa proximité immédiate, mais sera à la fois heureux de contempler votre excitation.

Vos baisers

Lorsque votre soumis vous embrasse, il ne pense à rien d'autre qu'à ce moment de bonheur. Comme lui, prenez la peine d'oublier tout ce qui vous entoure: c'est comme cela que ce sera le plus agréable. En particulier, lorsque vous êtes dans les bras l'un de l'autre, embrassez-le après avoir parlé, et non au milieu d'une phrase.

Dispensez-lui de temps à autre un long baiser torride pour lui donner l'énergie d'accomplir une grosse tâche.

Une insatisfaction chronique de votre soumis par rapport à votre manière de l’embrasser peut signifier une certaine aversion que vous auriez développée vis-à-vis de l’acte d’échanger des baisers. Quant au cas de l'épouse réfractaire au sexe, concernée en première ligne, il s’agit probablement d’un manque de sensualité.

Si l'insatisfaction de votre homme concernant vos baisers provient d'un manque d'habileté de votre part, offrez-lui des séances visant à réviser votre savoir-faire. Le but n’est pas de réconcilier vos bouches en un essai. Exercez-vous graduellement et sur plusieurs semaines si nécessaire. Couchez-le sur le dos, placez-vous au-dessus de lui et maintenez-le immobilisé par les bras. Ainsi installée, et sans être contrainte d’une quelconque manière ni submergée par l’ardeur de votre homme, vous pourrez redécouvrir la volupté du baiser longue durée, du baiser profond, et autres, dont votre soumis pourrait si difficilement se passer. Couchée sur le côté, vous pouvez aussi dompter sa bouche en tenant ses lèvres avec vos doigts, ce qu’il trouvera, du reste, très sensuel.

Vous pouvez également acheter un petit tube pour la décoration de pâtisserie à l’arôme de fraise, dont vous enduirez ses lèvres ou le bout de sa langue afin de rendre ces derniers plus affriolants. D'autre part, le faire coucher sur le ventre et chevaucher ses cuisses est un bon moyen d'explorer son corps de vos lèvres.

Sa mauvaise haleine

Si le problème provient de la mauvaise haleine de votre soumis, trouvez avec lui un moyen de la combattre. Il est essentiel que ce genre de problème ne ternisse pas votre vie amoureuse. Votre homme sera le premier à désirer se débarrasser de sa mauvaise haleine, pour autant que vous la lui fassiez remarquer. L'utilisation journalière du fil dentaire peut s'avérer suffisante. Une mauvaise haleine au réveil étant quasi inévitable, éduquez-le à penser à aspirer imperceptiblement au moment où vous l'embrassez. S'il se réveille avant vous, inculquez-lui le réflexe d'ouvrir grand la bouche pendant plusieurs minutes et de la ventiler silencieusement afin d'atténuer sa mauvaise haleine avant votre réveil. S'il peut se lever avant vous sans craquements de lit bruyants, faites-lui prendre l'habitude d'aller se laver les dents et de revenir attendre votre réveil. De nombreux autres conseils traitant de l’haleine peuvent être trouvés sur Internet, à commencer par le changement des habitudes alimentaires.

Au cas où vous jugeriez que votre homme tend à minimiser le problème, trouvez un moyen de lui faire subir sa mauvaise haleine. Par exemple, envoyez-le chercher un récipient de taille appropriée que vous lui ferez maintenir contre son visage pendant un bon quart d'heure, de manière à diriger son haleine vers ses narines, pendant que vous êtes occupée à prendre votre petit déjeuner. Veillez à ce qu'il ouvre la bouche en expirant et qu'il la referme à chaque inspiration.

Sa technique sexuelle

Sur le plan de sa technique sexuelle, vous avez bien sûr avantage à laisser votre homme déployer ses merveilles de caresses et autres gâteries. Etant la dominatrice, vous avez toutefois la latitude de diriger les opérations lorsque vous le désirez. Le mieux est, bien sûr, un acte sexuel vous procurant du plaisir à tous les deux; cependant, vous amènerez en temps opportun votre soumis à admettre qu'il puisse vous arriver de rafler votre part du gâteau et que lui reste sur sa faim. Il ne vous est pas interdit de jouer, de temps en temps, à interrompre le coït juste un peu avant l'éjaculation, rien que pour laisser votre soumis dans un état d'excitation prometteur en vue de prolongations ultérieures.

Il est tout à votre avantage de bénéficier d’un homme se montrant créatif au niveau des caresses et sensations qu’il vous procure. Cependant, votre soumis doit aussi faire preuve de patience lorsque vous lui demandez de prolonger un traitement lui paraissant monotone mais ô combien jouissif pour vous.

Rappelez à votre soumis, si nécessaire, que votre clitoris mérite toute son attention. Un homme a souvent tendance à négliger ce fait. Offrez-vous un cunnilingus aussi long que vous le désirerez, en signifiant à votre soumis de s’y affairer aussi longtemps que vous ne lui demanderez pas d’arrêter.

Pour d'autres pratiques comme le massage de vos fesses, votre soumis est tenu de respecter la cadence qui vous convient et le temps pendant lequel il doit oeuvrer à vous dispenser ses bienfaits. Etant donné que le fait de vous masser longtemps le privera de votre tendresse et de vos caresses, faites-lui part que vous êtes consciente de cette forme de frustration que vous lui imposez, et rappelez-lui au besoin son devoir d'attendre que vous lui rendiez sa gâterie.

Exigez que, au moment de faire sa toilette, votre soumis contrôle ses mains, afin d’éviter toute griffure involontaire au moment de faire l’amour, due à un bout d’ongle ou de peau saillant. Cette mesure est d'autant plus importante que votre vagin mérite des doigts parfaitement lisses. Exigez que votre soumis ait toujours les ongles coupés suffisamment près.

Inversion des rôles

Vous pouvez aussi opter pour laisser votre soumis s'occuper de votre éducation sexuelle. Cela peut être une source importante de réjouissances pour tous les deux, à condition que vous preniez garde à ce qu'il ne bouscule pas les limites des pratiques que vous êtes encline à explorer.

Si le coeur vous en dit, décrétez, pour un soir, une totale inversion des rôles: pendant une heure, vous devenez l'objet sexuel de votre homme. Là aussi, il est capital de vous assurer que votre soumis préserve l'érotisme auquel vous vous attendez, et ne dépasse jamais vos limites.

Vous pouvez aussi jouer à prétendre inverser les rôles. Laissez-vous surplomber par votre soumis tout en continuant à l'utiliser comme un objet, lui rappelant par cette occasion qu'il doit s'attendre à rester votre propriété quelle que soit la situation.

   Son droit à la masturbation

La masturbation soulagera votre soumis lorsqu'il ressent un cruel besoin de sexe alors que vous n'en avez pas envie. Vous pouvez toutefois lui en ordonner une en tout temps, pour votre plaisir. Vous pouvez tout aussi bien lui interdire totalement cette pratique. En résumé, comme pour tout le reste, votre soumis se masturbera quand vous le lui demanderez, en fonction de vos envies ou de vos exigences. N'abusez pas toutefois de cette pratique, susceptible de mettre en péril le bon fonctionnement mécanique de son pénis.

Par voeu de soumission ou par manque d'amour, votre soumis peut être amené à vous demander lui-même de gérer sa sexualité, afin de vous sentir pleinement impliquée. Un homme qui se masturbe de temps en temps n'est pas forcément en manque d'amour. Un homme soumis, en revanche, sera précisément tenté de le faire s'il est en manque chronique d'amour, et pour nulle autre raison. En effet, le désir d'être tout à vous d'une part, et de jouir pleinement de votre amour d'autre part, sont à ses yeux contradictoires avec le recours à la masturbation. Son souhait de s'affranchir de la possibilité de se masturber, à plus forte raison de le faire à votre insu, traduit son aspiration à recevoir de l'amour de vous seule. Votre soumis se sentira extrêmement comblé que son plaisir sexuel ait son origine en vous seule, et non pas dans sa main.

Enfin, un soumis qui peut vivre sans se masturber le ressentira comme le privilège de vous prouver ainsi sa soumission totale sur le plan sexuel. S'il est régulièrement frustré de votre divergence d'appétits sexuels, il est possible qu'il se sente moins frustré en ne se masturbant jamais, que s'il en a l'occasion. En effet, l'acte de se masturber le frustre dans le sens qu'il lui rappelle l'incapacité de votre couple à résoudre ce problème.

Les mesures qui vous sont proposées ci-après se veulent claires et strictes:

  • Vous êtes la seule habilitée à décider de l'opportunité d'une masturbation.
  • Il n'a jamais à vous demander de pouvoir se masturber puisqu'il dépend de vos décisions.
  • En bon soumis, il aura l'obligation d'accomplir toute masturbation que vous lui prescrivez, quel que soit son niveau d'excitation.
  • Vous prenez votre décision librement, en fonction de votre propre appréciation quant à son manque de sexe.
  • Vous n'avez pas à justifier votre décision de lui prescrire ou non une masturbation: votre décision est juste d'office, et c'est à lui de prendre son mal en patience en cas de manque de sexe.
Les raisons pouvant justifier ces mesures sont les suivantes:
  • Elles honorent le soin que vous apportez à alimenter votre soumis de votre amour
  • Elles entérinent son engagement à être patient, raisonnable et docile
  • Elles vont dans le sens du désir de votre soumis, qui est de vous faire l'amour, et non de le faire tout seul
  • Elles libèrent votre soumis de l'effort de s'abstenir de vous en demander.
Votre soumis ne vous appartient totalement que s'il vous appartient en particulier sur le plan sexuel. Une certaine proportion d'hommes se masturbent en plus de leurs ébats amoureux pour compléter leur sexualité. Priver votre soumis de cette liberté peut signifier le faire souffrir parfois, mais aussi accepter cette confiance qu'il met en vous de prendre en main sa sexualité. Votre soumis désire cette soumission-là en tant que privilège et non contrainte.

Cependant, n'oubliez pas que la masturbation ne peut satisfaire votre soumis que si elle n'est qu'occasionnelle par rapport à vos rapports de couple. Pour être convaincu de votre harmonie sexuelle, votre soumis a besoin que vous considériez cette pratique comme une roue de secours à laquelle vous ne recourrez que sporadiquement.

Précisez-lui les conditions à respecter telles que le délai, la durée maximale, ou encore l'obligation de le faire en silence. Vous êtes libre de lui demander de s'exécuter à un moment ou dans une situation où il s'y attend le moins, par jeu. Il est préférable que vous restiez présente, dans la mesure où vous pourrez montrer votre intérêt pour cette activité que vous lui avez imposée. Vous pouvez lui imposer une technique ou une position, pour le spectacle. Lorsque vous le souhaitez, réservez-vous la décision de l'issue de sa séance de masturbation, à savoir son droit à l'orgasme. A titre de punition ou pour le plaisir de contempler ses efforts, vous pouvez lui imposer une technique telle qu'il ne sache pas s'il parviendra à éjaculer.

Souvenez-vous encore que, aux yeux de votre soumis, vos meilleurs rapports sexuels sont ceux durant lesquels vous avez pris un plaisir total, de préférence orgasme inclus. Pour autant que cela soit généralement votre cas, il peut être judicieux d'instaurer la règle supplémentaire suivante:

  • La masturbation n'est prescriptible à votre soumis que si vous avez eu un orgasme grâce à lui dans les minutes ou les heures qui précèdent.
Dans le cas où c’est votre homme qui insiste pour que vous l’aidiez à éviter de recourir à la masturbation, accédez à son désir dans la mesure où vos appétits sexuels s’accordent suffisamment pour qu’il puisse se sentir comblé par vos ébats en duo.

Vous êtes encouragée à pratiquer la masturbation tout en l’interdisant à votre soumis. Jouissez de ce privilège sans culpabiliser, et excitez-vous plutôt à l’idée de votre faculté de lui procurer, par vous seule, une vie sexuelle épanouissante.

Indépendamment de la question spécifique de la masturbation, votre prise en charge complète de la sexualité de votre soumis représente pour lui la preuve suprême de votre adhésion totale à son voeu de soumission. Considérez donc que le fait d'être votre soumis y compris sur le plan sexuel représente pour votre homme l'accomplissement de sa soumission, en dépit de la souffrance qui en découle.

   Symptômes de divergences sexuelles mal gérées

Il y a deux problèmes à distinguer: celui d'éventuelles divergences sexuelles, et celui de la gestion de ces dernières. En discutant et en pratiquant, vous devriez arriver à faire disparaître une partie de ces divergences. Pour le reste, le problème est que vous preniez de l'assurance dans l'art d'éconduire votre soumis. Voici ce qui peut arriver tant que vous n'avez pas résolu ce problème fondamental de vos divergences sexuelles, ou que vos règles sont encore mal fixées ou appliquées:

  • Vous vous sentez rassurée de constater que votre soumis ne vous ait pas collé de toute la journée.
  • Vous souhaiteriez vous excuser auprès de votre homme d'avoir commis la négligence de l'avoir délaissé pendant toute la journée qui vient de s'écouler.
  • Votre soumis désirant vous embrasser alors que vous avez fait l'amour au réveil une demi-heure plus tôt, le fait qu'il réclame déjà à nouveau vous contrarie, tout comme l’idée de devoir lui imposer une pause légale après chaque séance de sexe.
  • Votre soumis se met trop souvent sur votre trajectoire, en espérant que vous lui offrirez un baiser en passant. Vous ne trouvez pas de limite stricte à lui imposer, et, si vous en trouviez une, vous la trouveriez excessive car vous aurez effectivement parfois envie de vous arrêter dans ses bras.
  • Alors que votre soumis désirerait vous embrasser, vous invoquez la crème de soin que vous venez d'appliquer sur votre visage, alors que vos lèvres sont tout à fait praticables. Ce genre de réponse n'est approprié que si votre soumis a l'interdiction stricte de réclamer.
  • L'un demande "qu'y a-t-il ?", et l'autre répond: "rien".
  • Vous évitez de lire des articles de presse traitant de sexe.
  • Sentir que votre soumis vous désire vous embarrasse.
  • Vous n'osez pas demander à votre soumis d'exécuter une tâche particulièrement rebutante, de peur de lui donner des ailes par rapport à ses demandes en matière de sexe.
  • Vous évoquez votre relation sexuelle de la veille dans le seul but de vous préserver de ses avances matinales.
Soit votre soumis vous en voudra intérieurement de vous être laissée embrasser à contrecoeur, soit il sera dépité que cette situation ne soit pas gérable. Dans les deux cas, il souffrira autant que vous.

Si votre réticence vous fait souffrir, lui se sentira contraint à refouler ses pulsions amoureuses ou sexuelles, ce qui le fera autant souffrir. Ce problème ne peut être résolu qu'en trouvant le moyen de réduire vos divergences en la matière.

Si vous laissez votre homme lire vos magazines, il en profitera pour vous rappeler régulièrement en quoi il aimerait vous voir progresser en matière de sexe. Votre homme est persuadé que les articles de magazines, constituant une preuve de sa bonne foi, devraient automatiquement vous inciter à explorer de nouveaux horizons de votre sexualité. Vous, par contre, et sans forcément vous en rendre compte, ne le voyez pas de la même manière. Si cela vous pose un problème majeur et insoluble, il vous faudrait envisager quelques visites chez un sexologue.

 

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