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Appelé aussi tomodensitométrie, scanographie, tomographie axiale assistée par ordinateur ou CT-scan, le scanner (à ne pas confondre avec le scanner scintigraphique) a révolutionné depuis les années 70 le diagnostic médical au même titre que l'échographie. C'est la mise au point d'ordinateurs puissants qui a permis d'obtenir des images formées à partir de calculs complexes.

Le principe:

Le scanner utilise la propriété des rayons X d'être absorbés de façon différente suivant ce qu'ils traversent pour mesurer des densités dans une tranche du corps (coupe axiale ou transverse). Le patient est placé sur une table qui se déplace dans le sens longitudinal à l'intérieur d'un court anneau; celui-ci contient un tube à rayons X qui génère un faisceau d'un épaisseur de 1 à 10 mm qui va tourner autour du patient en 0.5 à 1 sec; en face du tube sont disposés des milliers de détecteurs qui vont mesurer l'intensité résiduelle du faisceau qui a traversé le corps.

Ces informations sont stockées dans l'ordinateur pour chaque coupe, puis reconstruites par des calculs mathématiques complexes pour former une image composées de pixels. Chaque pixel est un petit carré de quelques dixièmes de millimètre qui contient une information de densité sur un point de la coupe. Cette densité est traduite en niveaux de gris qui permettent de distinguer les différents organes en formant une image comparable à celle d'une photo imprimée.

Jusqu'au début des années 1990, les scanners se réalisaient coupe par coupe, la position de chaque coupe étant déterminée par l'avancement séquentiel de la table. La majorité des scanners modernes travaillent maintenant en mode hélicoïdal (spiral), permettant d'effectuer un examen beaucoup plus rapidement: au lieu de retenir la respiration à chaque coupe, toute la région d'intérêt est scannée en moins de 30 secondes au cours d'une seule apnée. Dans ce mode, la table se déplace en continu et le couple tube-détecteurs tourne sans interruption. Les données ainsi obtenues doivent être soumises à des opérations de calcul supplémentaires (interpolations) pour reconstruire une coupe à 360 degrés sur un emplacement déterminé du corps. Le mode hélicoïdal permet d'obtenir des images beaucoup plus précises qui ne sont plus influencées par la respiration; on peut aussi reconstruire les données obtenues dans d'autres plans de l'espace, ou même reconstruire une image de surface ou de volume de l'organe scanné.

Une révolution technologique est en plein essor depuis quelques années: les scanners multicoupes. Ce procédé consiste à exposer au faisceau de rayons X plusieurs rangées parallèles de détecteurs, ce qui permet d'obtenir de 2 à 256 coupes simultanées pour une seule rotation du tube. Le temps d'examen devient ainsi très court (quelques secondes) pour un champ exploré plus grand et des coupes très fines. Du fait d'une acquisition d'un volume d'information au lieu de coupes successives, les images natives et les reconstructions bi- et tridimensionnelles à partir de ces images sont d'une qualité incomparable. La rapidité de saisie permet également de réaliser des examens cardiaques. Des milliers d'images sont toutefois ainsi générées, ce qui demande à l'équipe techniciens-radiologues un surcroît de travail pour visualiser et traiter toutes ces informations.

Techniques d'économie de dose: depuis quelques années, les constructeurs proposent des tetchniques de recontruction itérative des images brutes pour "lisser" le bruit de fond et ainsi acquérir des images recontruites de qualité identique en utilisant jusqu'à 50% moins de dose de radiations.

CT spiralé monocoupe              

               CT spiralé multicoupes

 

En pratique:

Le scanner permet de visualiser tous les élément profonds de l'organisme difficilement accessibles aux radiographies ou aux ultrasons. Il est particulièrement utile pour le contenu du thorax et de l'abdomen; on utilise souvent un produit de contraste iodé injecté dans une veine pour mieux distinguer les différentes structures du corps. Le scanner est aussi très utile pour analyser des fractures complexes. L'angioscanner utilise des coupes très fines après injection de contraste pour reconstruire des images des artères avec une précision proche de celle de l'artériographie. Comme pour les radiographies, le scanner est en principe contre-indiqué chez les femmes enceintes.


Exemple de scanner du thorax et de l'abdomen (après injection de contraste)

Le nombre de techniques d'imagerie à disposition (radiographies, échographie, scanner, résonance magnétique, scintigraphie, etc.) et l'évolution continuelle de celles-ci imposent au radiologue une mise à jour continuelle de ses connaissances. Il sera ainsi à même de conseiller l'examen le plus approprié à la question posée.

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