Venait ensuite l'étape du façonnage des poteries. 

Les potier gallo-romains utilisaient un tour rapide, actionné par le pied ou par un bâton. Grâce à cette technique, les potiers élaboraient des céramiques dont les parois étaient fines et régulières. Les pots ainsi façonnés étaient ensuite mis à sécher quelques temps, afin qu'ils prennent la consistance du cuir. 

Puis ils recevaient leur traitement de surface: lissées, les parois des pots étaient décorées. 

Les décors étaient réalisés à l'aide d'instruments: le tournassin permettait d'enlever par endroits des morceaux d'argile, alors que la molette et la lame vibrante imprimaient un motif sur la terre. Ces opérations de décoration terminées, les pots étaient remis à sécher pendant plusieurs semaines.

 

Voici un tour de potier semblable à ceux utilisé par les Gallo-romains. 

La girelle est posée sur un axe, maintenu grâce à la crapaudine en pierre. 

Cet axe est entraîné par le volant, actionné avec le pied ou un bâton. 

L'argile, posée sur la girelle, est façonnée par le potier grâce à la vitesse du tour.

 

Certains pots, plus raffinés, recevaient parfois un nouveau décor après ce temps de séchage. Ils étaient trempés ou peints avec un engobe, une sorte de boue d'argile liquide, destiné à changer la couleur du pot et à la rendre plus étanche. Les pots engobés séchaient encore quelques jours avant d'être cuits.