L'ultime étape, celle de la cuisson des pots, était de loin la plus délicate.

La couleur finale des pots dépendait de l'argile dont ils étaient cuits. 

La technique de cuisson appelée "réductrice" permettait d'obtenir des céramiques grises, voire noires. Un "four à deux volumes" étais parfait pour réaliser ce type de cuisson. La technique dite "oxydante" permettait, quant à elle, de produire des céramiques de couleur claire. 

Cette technique était plus facile à réussir dans un four à tubulures. Ils étaient plus évolués que les fours à deux volumes. Des tubes étaient placés sur les carneaux, pour canaliser la chaleur et les flammes, celles-ci ne risquant plus de venir lécher les pots dans le laboratoire. Les potiers obtenaient ainsi des poteries de couleur claire et surtout des céramiques sigillées, recouvertes d'un enduit rouge brillant.

 

 

La montée en température du four et la cuisson elle-même, une fois la bonne température atteinte, demandait beaucoup de temps, durant lequel il fallait alimenter en permanence le feu avec du bois.

Il n'est pas étonnant de constater que les potiers choisissaient d'installer leur atelier à proximité d'une forêt.

Avant de retirer les céramiques, il fallait encore attendre que le four refroidisse. Et à l'ouverture, c'était la surprise: soit la cuisson avait réussi et les pots avaient acquis la belle couleur choisie au départ, soit c'était l'échec et les pots avaient éclaté ou portaient des traces de flamme, ce qui les conduisaient directement au dépotoir!